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Français>>Sci-EduMise à jour 11.06.2012 16h33
Le Gaokao reste la clé de l'avenir

Jeudi matin, quand je me préparais à écrire cette colonne, 9.15 millions d'adolescents à travers le pays avaient déjà commencé, une heure plus tôt, un examen de langue chinoise. Au cours de leur deuxième journée pour la qualification d'entrée au collège, les élèves passent des tests en langues chinoise et anglaise, de mathématiques et de sciences ou sciences humaines.

Pour les étudiants chinois, ces deux jours d'examens sont considérés comme les deux jours les plus importants de leur vie, parce que les résultats de l'examen permettront de déterminer s'ils peuvent accéder ou non à l'enseignement supérieur, qui promet - au moins théoriquement - un travail décent dans l'avenir.

En fait, le taux de scolarisation était faible jusqu'àu spectaculaire "élargissement de l'inscription" en 1999. Ce taux était entre 10 et 20% dans les années 1950 et 1960 avant la «révolution culturelle» (1966-76), au cours de laquelle le recrutement des collèges et des universités a été suspendu. Lorsque l'examen d'entrée - connu sous le nom de gaokao en Chine - a repris en 1977, 5,7 millions de candidats ont concouru pour 273.000 sièges dans les universités, un taux de scolarisation de seulement 4,8%.

Le taux de scolarisation a dépassé 50% en 1999 et a augmenté jusqu'à 72,3% l'année derniere. Cette année, ce chiffre passera à 75%, selon le ministère de l'Éducation.

Alors, pourquoi le gaokao est-il considéré comme la «lutte la plus difficile dans sa vie", la chance d'accéder à l'enseignement supérieur a-t-elle considérablement augmentée ?

C'est parce que la vulgarisation de l'enseignement supérieur a rendu la compétition après l'obtention du diplôme pour l'emploi plus féroce que jamais. De nombreux employeurs, y compris les organisations gouvernementales et non gouvernementales, refusent les demandes de ceux qui ne sont pas diplômés du fameux «yiben», premier niveau, des universités ou des collèges. Il n'existe pas de statistiques officielles concernant le nombre de ces collèges en Chine. Mais le taux d'inscription à ces facultés ne dépassent pas 8,5%, selon Xiong Bingqi, un expert en éducation.

Ainsi, la concurrence pour passer avec succès le gaokao n'est pas moins intense que ce qu'elle était avant la création de nouveaux collèges dans la première décennie de ce siècle. Les étudiants et leurs parents, lorgnent tous sur les universités de premier rang pour pouvoir aspirer à un avenir prospère.

Pour se préparer à ces examens, les jeunes candidats doivent travailler durement pendant une période de 1000 jours. Ils doivent lire des piles de livres, en essayant de mémoriser des faits, des chiffres, des formules, des lois scientifiques et le vocabulaire étranger et faire des montagnes d'exercices. Près de 13 heures par jour, 7 jours par semaine, où il reste très peu de temps pour se décontracter et se livrer à des loisirs.

Le système chinois du gaokao a été beaucoup critiqué, l'accent a seulement mis sur l'apprentissage par cœur et l'étranglement de la créativité des enfants et je suis entièrement d'accord avec ces critiques, je crois sincèrement que nous devrions changer notre concept de l'éducation, mais aujourd'hui, je tiens à saluer ces jeunes qui se battent à travers les examens. Pour réaliser leurs rêves et les rêves de leurs parents, ils ont fait des efforts énormes et ont sacrifié leur adolescence pour les études. Je sais que cette attitude va m'attirer les foudres des fervents "défenseurs des droits des enfants ".

Le système d'éducation chinois a peut-être besoin d'un changement fondamental, mais nous devons admettre que le système actuel du gaokao est le seul moyen équitable pour la plupart des enfants, en particulier ceux issus de familles défavorisées, d'avoir une chance d'un bon avenir pour eux-mêmes et leurs familles. Il s'agit de la réalité de ce pays. Avec la vie économique de la nation dominée par les intérêts. Dire à ces enfants de ne pas travailler si dur et profiter d'une enfance plus insouciante serait un aveu de renoncer à leurs rêves. Cela semble humain, mais pas réaliste.

Donc, c'est mieux de ne pas critiquer le gaokao avant de travailler sur une meilleure voie à une croissance économique durable et d'appréhender d'autres questions complexes, les plus influents dans la vie politique et économique de la Chine. Oublions le bien ou le mal du gaokao et souhaitons un plein succès aux enfants.

J'ai écrit cet article en trois heures, soit une demie-heure de plus que l'examen des premiers élèves- une indication que je suis toujours dans l'esprit d'un examen, bien que je ne sois plus tout jeune.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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