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Français>>Sci-EduMise à jour 06.08.2012 16h18
Après des études à l'étranger, ils se lancent dans les affaires
Un étudiant à l'étranger consulte les offres d'emploi lors d'un salon de l'emploi à Nanjing. Dans un contexte de marché de l'emploi très concurrentiel, de nombreux étudiants revenus en Chine choisissent de créer leur propre entreprise. An Xin, pour le China Daily.

Les étudiants chinois qui font des études à l'étranger et qui reviennent en Chine se lancent de plus en plus dans l'entreprenariat pour réaliser leurs rêves, comme nous allons pouvoir le voir à Dalian, dans la Province du Liaoning.

Quand Li Tuo, âgé de 31 ans, s'est inscrit pour des etudes de 3e cycle en politiques publiques à l'Université de Kyoto au Japon en 2005, il pensait qu'il décrocherait un poste au Gouvernement à son retour en Chine.
Mais aujourd'hui, Li Tuo possède sa propre entreprise qui offre des inscriptions scolaires gratuites et des services pour les visas aux étudiants qui veulent étudier au Japon.

Sa société, qui se trouve à Dalian, dans la Province du Liaoning, a apporté son aide à des centaines d'étudiants depuis sa création en 2008, et fait des bénéfices grâce aux commissions que lui versent les universités japonaises.

“Quand je suis revenu en Chine en 2008, je me suis rendu compte que trouver un boulot n'était pas aussi facile que je le croyais, même avec un diplôme étranger”, se souvient-il. “Le salaire n'était pas attractif non plus”.

Il a bien trouvé une offre d'emploi, avec un salaire de 3 000 Yuans (471 Dollars US) par mois, mais il a découvert que son expérience d'études au Japon ne lui était pas très utile pour trouver un travail au Gouvernement.

Cette expérience n'est pas rare chez les étudiants qui sont revenus en Chine après leurs études à l'étranger ces dernières années.

Selon le Ministère des Ressources Humaines et de la Sécurité Sociale, en 2011, 186 200 étudiants à l'étranger sont revenus en Chine.

Alors que trouver un emploi après des années d'expérience à l'étranger est devenu un problème pour les étudiants chinois, certains, pourtant, osent et ouvrent leur propre entreprise. Parmi ceux qui sont revenus en 2011, 20 000 ont franchi le pas.

“La plupart de mes camarades de classe sont restés dans des entreprises d'électronique au Japon” , dit Li Tuo. “Mais près de 20% reviennent. Nous trouvons qu'il y a plus de potentiel pour s'épanouir de retour ici” .

L'épanouissement personnel était justement ce que Li Tuo cherchait quand il a fondé son entreprise.

“Quand je suis revenu des Etats-Unis en 1996, il n'y avait que ceux qui ne pouvaient pas survivre aux Etats-Unis qui revenaient en Chine” , dit Xu Xiaoping, un des angel investors les plus connus de Chine, qui aujourd'hui fournit des fonds à des entrepreneurs revenus de l'étranger, comme Li Tuo.

“Mais aujourd'hui, c'est différent. La plupart de ceux qui reviennent ont de grandes ambitions et un but de carrière clair quand ils rentrent en Chine et ouvrent leur propre entreprise” .

C'est devenu une tendance majeure chez ceux qui reviennent de l'étranger, jeunes entrepreneurs qui profitent de politiques favorables dans leur pays natal.

Depuis 2000 en effet, la Chine a créé différentes plateformes destinées à communiquer avec les entrepreneurs revenus de l'étranger. Des réunions ont lieu tant au niveau du Gouvernement Central que des gouvernements municipaux.

Parmi elles, et c'est l'une des plus grandes, les Universitaires Chinois de l'Etranger (Overseas Chinese Scholars, OCS), une manifestation d'une semaine organisée par le Gouvernement de Dalian, le Ministère de l'Education, le Ministère des Ressources Humaines et de la Sécurité Sociale, le Ministère des Sciences et Technologies et le Département Organisation du Comité Central du Parti Communiste Chinois.

“Cette année, les entreprises qui ont reçu le plus de soutien de la part du Gouvernement sont situées dans les secteurs des technologies de l'information, de la biotechnologie et du développement des énergies nouvelles” , dit Gong Liming, du Département des Technologies de la Province du Lianoning, qui a résumé ainsi la manifestation de l'OCS de juin de cette année.

L'évènement a attiré plus de 1 800 anciens étudiants revenus en Chine à Dalian, et plus de 800 projets.

C'est Zhang Qun, âgé de 41 ans et qui est revenu en Chine et ouvert son entreprise à Dalian en 2009, qui a reçu le soutien de l'OCS de l'année dernière.

Il recevra des financements de départ de 2 millions de Yuans (314 000 Dollars US) et il pourra utiliser un espace de travil de 200 mètres carrés pendant trois ans gratuitement.

Depuis 2001, plus de 3 200 personnes revenues de l'étranger et qui ont débuté leur propre activité ont profité de politiques favorables similaires.

“Nous voulons inciter davantage de jeunes Chinois de talent à revenir au pays” , dit Wang Xiaochu, Vice-ministre des Ressources Humaines et de la Sécurité Sociale.

Cependant, selon Zhang Qun, après avoir vécu au Japon et aux Etats-Unis pendant treize ans, il ne possédait plus de connaissances suffisantes sur son propre pays natal. L'embauche, dit-il est un problème sérieux.

Le domaine de son entreprise, INTESIM, sont les techniques de simulation, qui ont besoin de beaucoup de recherche et de travail technique.

“C'est seulement quand je suis revenu en 2009 que je le suis rendu compte que, en Chine, les techniciens ne sont pas faciles à trouver. De plus en plus jeunes font des études supérieures, mais de moins en moins font du travail manuel” , dit-il. “De même, en Chine, les jeunes manquent de compétences de recherche dans certains domaines” .

Zhang Qun travaille à présent avec l'Université Tsinghua à Beijing et plusieurs universités de Dalian.

“Je dois m'assurer que, quand ils auront fini leurs études, Dalian est l'endroit où ils voudront rester” , dit-il.

Il travaille aussi avec des étudiants qui étudient à l'étranger, afin de s'assurer que, “quand ils reviendront, l'entreprise deviendra leur choix de carrière” .

Alors que des personnes comme M. Zhang profitent de politiques gouvernementales favorables, Li Tuo, lui, travaille dur.

Comme son agence de services éducatifs est une industrie relativement nouvelle, et qu'il n'a bénéficié d'aucune politique préférentielle de la part de l'OCS cette année, il va chercher des fonds auprès de business angels, comme Xu Xiaoping.

“Comparés avec ceux qui ont étudié à l'étranger pendant les années 1990, les personnes revenues de l'étranger comme Li sont très différents” , dit Xu Xiaoping.
“Ils sont restés à l'étranger pendant de nombreuses années, parfois depuis le collège. Ils ont grandi avec une culture à la fois orientale et occidentale, et leur expérience a été beaucoup plus novatrice” .

Huang Teng, Directeur de l'Université Internationale de Xi'an, et qui a également ouvert son entreprise dans l'éducation en 1992, pense que la Chine peut faire davantage pour les jeunes qui ouvrent leur entreprise.

“Quand j'ai ouvert mon école en 1992, la plupart des entrepreneurs comme nous manquaient de bonnes idées en matière d'affaires, du fait d'un environnement social confiné” , dit M. Huang.

“Mais cette génération a de meilleures idées. Quand j'étais aux Etats-Unis, je me suis rendu compte que de nombreuses universités ont des spécialités apprenant aux étudiants comment débuter leur propre affaire. J'espère que notre pays fera de même pour aider les jeunes entrepreneurs” .

L'université de M. Huang a déjà aidé plus de 3 000 diplômés à ouvrir leur propre entreprise depuis 1992.

Sur un total de 37 employés que compte la société de M. Huang, 10 sont des personnes revenus de l'étranger. Son entreprise en ligne, liuxuejp.net, compte 117 651 suiveurs sur son micro-blog.

Depuis qu'il a ouvert sa société, jamais il ne s'est couché avant 2 heures du matin, car il étudie les services et les stratégies de marketing des autres entreprises d'éducation connues.

“Je dois avouer que revenir en Chine et ouvrir ma propre société, cela a été dur” , dit M. Li.

“Mon expérience à l'étranger ne me rend pas la tâche plus facile que pour les autres entrepreneurs. Quand j'ai recruté mon premier employé, mon diplôme de l'Université de Kyoto ne m'a pas rendu plus crédible que les autres jeunes patrons” .

“Mais je persiste à encourager les jeunes à faire des études à l'étranger. Peu importe ce que vous ferez après, une expérience à l'étranger renforce votre confiance et vous élargit l'esprit” .

“Vous deviendrez sûr de vous-même, et quand vous reviendrez, même si vous commencez votre entreprise d'une façon aussi difficile que je l'ai fait, vous voyez un monde entier de différences en vous. C'est un grand trésor” .


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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