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Français>>Sci-EduMise à jour 09.08.2012 18h30
Les mentalités en Chine évoluent quant à l'éducation à l'étranger

Gan Xiaoying n'a qu'un seul regret au sujet d'envoyer son jeune garçon âgé de 15 ans étudier à l'étranger : son fils lui manquera trop.

«Ce sera dur, mais ça vaut le coup", a déclaré la mère de Chongqing, dont le fils va commencer à vivre dans un pensionnat britannique à l'automne.

"J'ai confiance dans le système éducatif occidental et j'espère qu'il va rapidement s'adapter à l'environnement et à cette nouvelle culture», pour elle, plus l'enfant est jeune à partir à l'étranger, mieux c'est.

Bien que cela ne soit pas un sentiment partagé par tous en Chine, les données montrent que de plus en plus de personnes se détournent de la croyance traditionnelle selon laquelle les études à l'étranger devraient être réservées aux étudiants de troisième cycle.

Un sondage publié par le China Education Xiaokang a révélé que presque 40% des Chinois pensent que la meilleure période pour les jeunes de partir étudier à l'étranger se situe au niveau de premier cycle, alors qu'environ 21% estiment que c'est pendant la période du lycée.

Seulement 17% conservent l'idée traditionnelle que les étudiants ne doivent pas partir à l'étranger avant d'avoir passer le baccalauréat et environ 4% pensent que cela devrait avoir lieu au niveau post-doctoral, selon le rapport établi par Xiaokang, un magazine géré par l'État.

Comme l'âge moyen des étudiants chinois partant à l'étranger a chuté, le nombre de jeunes qui passent le gaokao, l'examen national d'entrée à l'université, a aussi baissé.

Environ 9 150 000 élèves du secondaire ont pris part dans tout le pays à l'examen décisif en juin dernier, soit 180 000 de moins qu'en 2011. On note pour la quatrième année consécutive une diminution du chiffre .

Le nombre d'élèves du secondaire dans les grandes villes qui avaient opté pour le gaokao, pour faire des études à l'étranger a augmenté de 20% par rapport à 2010, selon un rapport sur les tendances 2011, par l'Association chinoise de l'éducation et les échanges internationaux.

La popularité des tests anglais à l'étranger fait écho à la tendance.

Educational Testing Service (ETS), un organisme privé, à but non lucratif d'éducation et un organisme d'évaluation de tests aux États-Unis, a annoncé en février une augmentation de 19% pour le nombre de Chinois ayant passé l'examen TOEFL en 2011, marquant le plus grand nombre d'étudiants chinois à passé ce test anglais. ETS a également développé un test TOEFL Junior pour les plus jeunes.

La Chine est la plus grande source d'exportation d'étudiants dans de nombreux pays. Aux États-Unis, 127,628 étudiants venant de la Chine ont étudié dans des collèges ou des universités au cours de l'année scolaire 2009-2010, soit le pays étranger le plus représenté, selon la section Open Doors 2010 (Rapport sur la démographie des collèges pour les étudiants internationaux, publié par l'Institute of International Education, un organisme à but non lucratif qui offre des recherches sur les politiques et les programme d'échanges éducatifs aux États-Unis.

William Vanbergen, fondateur de British Education, une société de conseil basée à Shanghai, a déclaré à China Daily que c'était plus facile pour les jeunes enfants de s'habituer à des environnements et des cultures étrangères.

"Plus ils sont jeunes, les enfants peuvent choisir la voie de la pensée et de la langue», a-t-il confié.

La pression du gaokao est l'autre raison importante qui fait que les parents pensent à envoyer leurs enfants à l'étranger plus tôt.
R
upert Hoogewerf, fondateur de Hurun Rich List, assure que les élèves vont étudier à l'étranger de plus en plus jeunes, en raison des inquiétudes au sujet du gaokao.

"Il n'y a aucune garantie pour un élève qui brille au gaokao, de réussir dans la vie», a souligné le Britannique. "Pour connaître le succès, d'autre capacités sont nécessaires, tels que le leadership, la capacité d'innovation et des compétences de communication... Plusieurs écoles à l'étranger sont plutôt bonnes pour acquérir ces compétences. "

Toutefois, Xia Xueluan, professeur retraité de sociologie à l'Université de Beijing, reste prudent, avertissant qu'envoyer des d'enfants à l'étranger quand ils sont trop jeunes peut causer des problèmes.

Pour Xia : "Il vaut mieux pour les étudiants de partir quand ils sont en âge de se prendre en charge", ajoutant qu'à son avis le meilleur moment pour aller étudier à l'étranger est d'avoir le niveau d'études supérieures.

L'ancien professeur a expliqué que de nombreux malentendus existent actuellement dans l'éducation chinoise. "L'éducation fondamentale chinoise est très stricte," a-t-il dit.

Photo: Des visiteurs consultent des informations sur les études à l'étranger lors d'un salon international d'éducation ayant eu lieu au mois de juillet à Nanjing, province du Jiangsu. Environ 90 universités de 12 pays ont pris part à cet événement. Dong Jinlin / pour China Daily..

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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