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Français>>Sci-EduMise à jour 29.08.2012 10h44
Les universités chinoises vont proposer des cours d'entrepreneuriat

Les universités chinoises ont reçu pour consigne de commencer à proposer des cours de base sur l'entrepreneuriat aux étudiants de premier cycle, afin d'encourager les étudiants à créer une entreprise et à devenir leur propre patron après l'obtention de leur diplôme.

Selon le projet de plan d'enseignement Fondations d'Entrepreneuriat publié par le Ministère de l'Education, ce cours ne demande pas moins de deux unités de crédit et 32 heures.

Le but de ce cours est de créer une prise de conscience positive de l'entrepreneuriat, a t-il ajouté.
Plutôt que de créer leur propre entreprise après l'obtention de leur diplôme, la plupart des jeunes diplômés chinois recherchent plutôt des opportunités d'emploi.

Il y a eu dans tout le pays 6,6 millions de diplômés des universités en 2011, selon le Ministère. Cependant, 1,6% d'entre eux seulement ont créé leur entreprise, selon le Rapport Annuel de l'Emploi des Diplômés d'Universités Chinois 2012.

C'est le MyCOS Institute, une société de consultants, qui a publié ce rapport en juin.

« Devenir entrepreneur en Chine, surtout pour les nouveaux diplômés, est une décision difficile », dit Wang Hao, un ancien élève de l'Université Tsinghua âgé de 25 ans, qui possède sa propre entreprise.
Après être sorti diplômé de Tsinghua en 2010, Wang Hao est parti pour les Etats-Unis pour suivre un master en ingénierie mécanique.

« J'ai songé à chercher un travail ou un stage aux Etats-Unis en 2011, juste avant que je sois diplômé, mais au lieu de cela, j'ai décidé de poursuivre mon rêve et de revenir en Chine pour ouvrir ma propre boîte », a t-il dit.

Avec deux autres amis de l'université, il dirige aujourd'hui HHT Tech Co, une entreprise de conception de matériels médicaux.

« J'ai toujours su que j'avais la fibre entrepreneuriale », a dit Wang Hao, avant de réfuter cependant l'idée qu'il puisse être capable d'« enseigner l'esprit d'entreprise ».

Il se décrit lui-même comme étant doué pour la communication avec les autres et pour que le travail soit fait. « C'est un don naturel », dit-il. « Ce n'est pas ma formation qui me l'a donné ».

Wang Hao a commencé sa première affaire dès le lycée. Il a fait éditer ses notes de cours de biologie et ses stratégies d'étude pour en faire un livre. « Ce petit guide des examens s'est d'ailleurs très bien vendu », a t-il dit.

Tout en se montrant sceptique au sujet des cours d'entrepreneuriat, il croit cependant qu'une présentation de base de l'entrepreneuriat dans les universités chinoises est nécessaire.

« Les étudiants manquent d'une compréhension de base de l'entrepreneuriat, qui est considéré comme instable, risqué et très difficile. Mais ce n'est pas vrai. Commencer une affaire, c'est comme avoir un travail normal, mais un travail que vous aimez vraiment », dit Wang Hao.
L'Université Tsinghua, un foyer d'entrepreneurs et de dirigeants, offre un environnement d'apprentissage fertile à ses étudiants.

Deng Yongqiang, Directeur général de Qidihoude Co, un incubateur de techniques et médias des idées nouvelles de Tsinghua, dit que l'Université Tsinghua, en fait, travaille déjà depuis des années à cultiver les capacités et la conscience d'entrepreneuriat des étudiants.

« Certes, nous n'avons peut-être pas de plan détaillé avec le Ministère de l'Education, mais nous travaillons déjà à fournir une éducation à l'entrepreneuriat fiable aux étudiants », a dit M. Deng.

Il pense qu'une partie essentielle de l'éducation à l'entrepreneuriat à l'université consiste à éviter de se complaire dans des discours vides.

« Ce sera un grand progrès que d'exiger qu'il y ait des cours d'entrepreneuriat dans les universités », dit-il.
Les nouvelles règles insistent aussi sur l'importance des exercices pratiques et encourage les écoles à créer des opportunités concrètes pour les étudiants, comme des stages.

Wang Hao, le diplômé de Tsinghua, est également d'accord avec l'idée que des exercices pratiques sont nécessaires dans l'éducationà l'entrepreneuriat d'une personne.

« Nous avons bien eu de nombreux cours et activités pour nous apprendre comment créer une entreprise, comme rédiger des plans d'entreprise ou faire des recherches sur l'environnement d'affaires. Mais aux Etats-Unis, les étudiants sont eux encouragés à faire des affaires plutôt que de la recherche. Il y a un grand fossé entre écrire un plan et l'appliquer », a t-il dit.

Un autre but essentiel de l'éducation entreprenariale est de renforcer la conscience entreprenariale des étudiants.

« Dans la génération de mes parents, il y avait une crainte que commencer une affaire voulait dire être exposé à des risques et n'était pas sûr », a dit M. Wang. « Ils m'ont demandé de réfléchir soigneusement avant de décider de créer mon entreprise ».

« Mais l'idée de base que je me fais du début d'une entreprise est relativement simple. Je veux seulement être en accord avec ma spécialité », a t-il dit.

« Je ne veux tout simplement pas perdre quelque chose que j'aime, et je veux aussi avoir le temps et l'argent pour profiter de la vie. Et c'est ainsi que j'ai ouvert ma boîte », a t-il ajouté. « C'est vraiment un boulot dans lequel je suis à fond ».

Un accent sur la formation

Duan Huaqia, professeur de gestion exécutive à l'Université de l'Anhui, pense que l'éducation à l'entrepreneuriat à l'université est acceptable jusqu'à un certain point.

« Il n'est pas nécessairement bon pour elle de devenir un cours obligatoire. Au lieu de cela, le cours devrait se baser sur une éducation innovante, et se concentrer sur la formation, afin de créer une atmosphère et une conscience d'entrepreneuriat », dit le professeur Duan.

Le professeur Duan pense également que s'il est difficile de trouver un travail, il est encore plus difficile d'ouvrir sa propre entreprise. Il a ajouté que, étant donné le manque de matériels d'enseignement et d'exercices pratiques appropriés, les universités doivent se préparer davantage pour ces cours d'entrepreneuriat.

Xiong Bingqi, Directeur adjoint de 21st Century Education Research Institute, un organisme privé à but non lucratif de recherches en politique, est en revanche, lui, défavorable à cette idée de cours d'entrepreneuriat obligatoires à l'université.

« Je suis tout à fait favorable à voir certaines universités ouvrir des cours en la matière, en fonction de leurs missions et de leur philosophie d'enseignement, mais il n'est pas nécessaire d'exiger de toutes les universités de faire la même chose », a t-il dit.

Il pense que ces cours d'entrepreneuriat devraient être motivés par l'intérêt. « Les universités devraient proposer des cours plus sélectifs pour aider les étudiants à rechercher ce qui les intéresse le plus », dit le Professeur Xiong.

De plus, a t-il ajouté, les universités devraient aussi avoir recours à des entrepreneurs expérimentés plutôt qu'à de jeunes chargés de cours n'ayant que des connaissances livresques.






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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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