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Mise à jour 15.02.2006 09h57
Le phénomène LENOVO

Lenovo, une des grandes marques de l'industrie nationale chinoise, est omniprésent au Jeux olympiques d'hiver de Turin, que ce soit dans le centre de presse ou au village des sportifs. Les Chinois, qui n'éprouvaient jusqu'ici une intense émotion qu'au moment où l'on hissait leurs couleurs nationales sur les lieux des jeux, se félicitent aujourd'hui de l'omniprésence de Lenovo aux Jeux Olympiques de Lenovo, qui compose, au son de l'air de l'hymne national, une symphonie somptueuse pour l'internationalisation de l'industrie nationale chinoise.

Les conditions requises pour le choix des partenaires par le Comité international olympique sont draconiennes, car d'habitude celui-ci ne les choisit que parmi une dizaine des plus grandes sociétés mondiales. Le groupe Lenovo, profitant des Jeux olympiques d'hiver de Turin, a décidé de s'attaquer à ce terrain monopolisé par les pays industrialisés européens et américains. Cette opération revêt une signification considérable.

Lenovo, qui a été pour la première fois choisi par le CIO comme son partenaire, a dû surmonter de nombreuses difficultés. Avant l'ouverture des JO, Lenovo a décidé d'ouvrir 7 cybercafés gratuits à la disposition des reporters au village des journalistes et dans le centre de presse, où il n'existait pas encore de service Internet de haut débit et où on était obligé d'accéder à Internet avec une télécarte qui présentait pas mal d'inconvénients. Cette décision, qui ne pouvait qu'affecter le commerce des télécartes, a fortement déplu aux services de télécommunication locaux. Du coup, ces derniers ont traîné sans raison valable pendant une bonne semaine avant d'installer le haut débit. Ce retard est également dû au manque d'expérience de Lenovo en matière de coordination avec le CIO. Cet incident montre que l'entrée de produits aux JO ne doit pas inciter à l'optimisme béat, car il est bien plus difficile de promouvoir un produit et d'en effectuer le suivi que de jouer le rôle de mécène ou de sponsor. Ce n'est pas parce qu'on a consenti à dénouer les cordons de la bourse que l'on est nécessairement payé en retour. Au contraire, il faut parfois s'attendre à toutes sorte de tracas sans pouvoir se plaindre. Seul celui qui en fait l'expérience sait à quel point cela peut être pénible.

Pour les entreprises chinoises montantes qui entendent faire entrer leurs produits sur le marché international dans les années à venir en profitant des Jeux olympiques ou d'autres grandes rencontres sportives internationales, il s'agit de bien connaître les règles du jeu afin d'éviter les tracasseries inutiles. Pour les entreprises chinoises qui sont déjà devenues les partenaires ou sponsors des JO 2008 de Beijing, le fait d'être sélectionné ne doit pas être une raison pour s'endormir sur ses lauriers ni pour croire que des profits fabuleux sont possibles. En réalité, beaucoup reste à faire.

Quoi qu'il en soit, Lenovo a franchi le premier pas. La volonté ardente de la Chine à se faire une place dans le concert des nations est irrésistible. Que ce soit dans les stades olympiques ou dans le processus de modernisation du pays, nous verrons avec fierté le drapeau national monter encore et encore dans le ciel.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne



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