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Français>>SportsMise à jour 03.06.2010 08h03
Mondial-1998 : François Omam Biyik, le poids de la responsabilité du capitaine du Cameroun (REPORTAGE)

Douze ans après la participation du Cameroun à la Coupe du monde de football de 1998 en France, François Omam Biyik, buteur en 1990 face à l'Argentine de Diego Maradona, championne du monde en 1986, se souvient plus du poids de la responsabilité qui était celle de conduire en France en tant que capitaine, la sélection nationale camerounaise.

L'artisan de la victoire du Cameroun devant l'Argentine, grâce à un coup de tête à la suite d'un saut de plus 2 mètres, alors absent de l'équipe nationale depuis deux ans, avait accepté avec plaisir, mais avec beaucoup d'interrogations, l'appel du sélectionneur camerounais, le Français Claude Leroy, lui annonçant trois mois auparavant qu'il était le premier sélectionné à la Coupe du monde 98. Bien plus, qu'il portera le brassard de capitaine.

"J'étais heureux, mais en même temps surpris, car, cela faisait deux ans que je n'avais plus été appelé en équipe nationale. Du coup, le poids de la responsabilité qui était désormais la mienne avait envahi mon esprit. Sans oublier le doute. J'allais à 32 ans d'âge, ce n'était pas évident pour moi de combler les attentes de l'entraîneur", avoue à Xinhua ce renard des surfaces des années 1980 et 1990 des Lions indomptables, nom de baptême de l'équipe nationale du Cameroun.

Le doute de François Omam avait une origine, le Cameroun après sa brillante prestation en 1990 avec une qualification historique en quart de finale, avait été désillusionné lors de l'édition de 1994 aux Etats-Unis, en subissant sa plus lourde défaite en Coupe du monde (1-6) devant la Russie de l'attaquant Oleg Salenko, auteur de 5 buts.

"Suis-je capable avec mes compatriotes d'effacer cette triste image?», se demandait continuellement l'attaquant de la Sampdoria de Gènes en Italie (1996-1998). C'est grâce aux matches amicaux qu'il sera réconforté. "Les matches amicaux que nous avions livrés m'avaient mis en confiance", affirme-t-il.

Lors de la préparation de la Coupe du monde 1998, le Cameroun avait disputé 4 matches amicaux contre une sélection de Bretagne en France, le Luxemburg, le Danemark et la Hollande. Matches au cours desquels François Omam Biyik avait inscrit 4 buts.

Ces buts avaient permis, selon lui, à éteindre le feu des critiques qui avait suivi sa convocation. "Ces matches confirmeront que Claude Leroy n'avait pas eu tort de m'appeler", ajoute-t-il. Par ailleurs, souligne-t-il, l'ambiance au sein de la sélection pendant la phase préparatoire était plutôt sympathique. Les problèmes de primes de participation des joueurs avaient été réglés 2 à 3 semaines avant la compétition afin d'éviter les querelles qui avaient caractérisé l'édition de1994.

Malheureusement, le Cameroun sera éliminé au premier tour de la compétition après un match nul face à l'Autriche (1-1), une défaite contre l'Italie (0-3) et un nul controversé contre le Chili de l'attaquant Zamorano (1-1). Deux buts jugés corrects, encore d'actualité aujourd'hui, marqués par Omam Biyik, seront refusés par l'arbitre central, le Hongrois Laszlo Vagner.

Ce match avait également été marqué par les expulsions du défenseur Rigobert Song (51') et de l'attaquant Lauren Etame Mayer (88'), et suivi par des émeutes au Cameroun. Furieux, les Camerounais avaient qualifié de "raciste" la victoire "volée" du Cameroun et s'étaient mis à violenter les "Blancs" rencontrés. " Nous étions opposés à ces réactions musclées, car, pour nous, le football est avant tout un jeu et ceux qui la pratiquent sont des êtres faillibles qui peuvent faire des erreurs", affirme l'actuel entraîneur du Centre de formation des jeunes de Châteauroux en France.

"L'arbitre s'était vraiment trompé. Quand je visionne aujourd' hui les cassettes de cette rencontre, je ne vois aucune position de hors jeu de ma part", relève-t-il.

"J'étais déçu en tant que capitaine. J'aurai dû emmener mon pays au second tour. En même temps, j'étais satisfait d'avoir partagé mon expérience avec un groupe de jeunes joueurs qui devaient constituer plus tard, la charnière de l'équipe nationale du Cameroun", affirme-t-il.

Patrick Mboma, Raymond Kalla Nkongo, Salomon Olembe, Joseph Désiré Job, Pierre Wome, Rigobert Song, Marc Vivien Foé et autres Samuel Eto'o, joueurs très jeunes en 1998, écriront des années plus tard le nom du Cameroun dans les annales du football mondial en remportant deux éditions successives de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) en 2000 et 2002, la Médaille d'or aux Jeux olympiques de Sydney en Australie en 2000 et en jouant la finale de la Coupe des confédérations en 2003 en France.

Fier d'avoir marqué le premier but de la Coupe du monde 90, François Omam affirme sans fausse modestie que c'est à partir de ce jour qu'il s'est fait connaître mondialement. "Un but marqué devant une dizaine de chefs d'Etats parmi lesquels le président camerounais Paul Biya, j'avoue que j'avais touché le haut niveau ce jour-là", dit l'ancien joueur de Laval, Renne, Marseille et de Lens (1987-1995) en France.

Selon le natif de Sackbayeme, village de la région du Littoral Cameroun, très doué dans le jeu de tête, "ce but est une addition de chances". Pourtant, note-t-il, par ailleurs, "c'est le plus mauvais le jeu de tête de ma carrière de footballeur, mais le plus important de ma vie".

Comparativement à la sélection actuelle, l'ancien attaquant du Canon sportif de Yaoundé (1986-1987) observe que la tactique du jeu pratiqué par les Lions indomptables pendant les 3 Coupes du monde auxquelles il a participé (1990, 1994 et 1998) reposait sur un fond de jeu collectif.

"Une équipe ne devrait pas uniquement se contenter des individualités. Des grands pays de football tels que le Brésil, l' Espagne, l'Argentine ont certes des individualités, mais, ils ont en plus un fond de jeu qui les caractérise", a-t-il estimé. Aussi suggète-t-il que la sélection dirigée par Paul Le Guen mette sur pied un système de jeu efficace avant le Mondial.

Pour François Omam, l'équipe du Cameroun a des joueurs capables de lui faire passer le cap du 1er tour, à condition qu'il y ait une cohésion dans le groupe et que cessent les conflits d'intérêts. "En traversant le 1er tour, ils pourront offrir au peuple camerounais qui fête les 50 ans de son indépendance, le plus beau cadeau de cet événement historique", affirme-t-il.

Il avait commencé sa carrière dans les buts avant de les abandonner sur une injonction de sa mère après une fracture au bras du jeune joueur, suite à un violent tir d'un attaquant lors d' une rencontre du championnat inter-ligues, équivalent de la troisième division.

Le milieu de terrain sera ensuite son poste de prédilection avant se faire débarquer par l'entraîneur de Puma FC, club de 2e division du Littoral, parce que son frère aîné André Kana Biyik, également joueur de Puma et avec qui il évoluera plus tard en sélection nationale, jouait au même poste.

Coupe du monde de football Afrique du Sud 2010

Source: xinhua

Commentaire
c'est le Meilleur de tout les temps pour moi bien sûurrr
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