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Français>>SportsMise à jour 07.07.2010 16h12
Le Mondial 2010 apporte des difficultés économiques à l'Afrique du Sud

La Coupe du monde de Football 2010, qui se déroule en Afrique du Sud, touche à sa fin et bien que le nom du champion du monde ne soit pas encore décidé et connu, mais la Fédération internationale de football association (FIFA) peut applaudir et fêter le succès de cette grande manifestation sportive mondiale, car les gains et les profits, d'une somme colossale, réalisés durant la tenue de la présente Coupe peuvent certainement les satisfaire et les combler pleinement. Pour les seules recettes en provenance de la retransmission en directe par la télé et de la sponsorisation de grandes entreprises, elles rapportent à la FIFA d'énormes profits dont le montant total évalué dépasse les trois milliards de dollars US. Ainsi, on peut dire que le Mondial 2010 est la Coupe du Monde de Football qui bat tous les records dans toute l'histoire de la FIFA du point de vue rentable et lucratif.

Une telle donnée économique sublime et merveilleuse n'est plus tellement admirable et brillante vu de l'autre face. L'Afrique du Sud, en tant de pays hôte organisateur de la Coupe Mondiale, a finalement investi une colossale somme équivalant à plus de 4,3 milliards de dollars US, soit à peu près 1,72% du Produit intérieur brut (PIB) de toute une année de ce pays et c'est le coût le plus élevé payé par un pays organisateur de la Coupe. Cette somme est dix fois supérieure au montant des frais prévus six années auparavant par la délégation sud-africaine dans son projet de demande de l'organisation de la Coupe du Monde 2010. En ce qui concerne l'Afrique du Sud, les grands projets de construction réalisés en vue du succès de la Coupe, mais qui ont nécessité des fonds exorbitants, ont suscité parmi la masse populaire des doutes raisonnables : la FIFA et les entreprises sponsors ont gagné de gros profits, et qu'est-ce qu'il y aura pour le pays organisateur ?

Bien que l'opinion publique internationale clame que « L'Afrique du Sud table sur la Coupe mondiale pour stimuler sa croissance économique » et que la FIFA fait un tapage élogieux de la belle perspective d'avenir d'économie sud-africaine grâce à l'organisation de la Coupe du Monde, mais la réalité fait que les Sud-Africains ressentent une grande déception et une profonde frustration en se rendant compte du taux de chômage qui continue à grimper au lieu de chuter et de la croissance économique qui n'a aucunement connu une sensible amélioration. Quant aux médias sud-africains, certains ont même publié des articles exprimant des critiques sévères à l'encontre de la FIFA en disant que ses faits et gestes montrent la domination et l'escroquerie colonialistes du football dans la nouvelle époque ». Il y a eu également des grèves et des manifestations au cours de la tenue de la Coupe et il est écrit sur une banderole déployée par des manifestants le slogan « Joseph Blatter est un membre de la mafia ! »

La construction de « Green Point Stadium », situé au nord du Cap, entre le plateau de la majestueuse « Table Mountain » et l'Océan Atlantique, a nécessité le coût faramineux de 4,506 milliards rands, soit à peu près 58 millions de dollars US. Il semble que ce nouveau stade qui comte 65.000 sièges n'est pas tout à fait nécessaire pour la tenue de la présente Coupe, du fait qu'il existe tout près un stade auquel on a qu'à ajouter plusieurs rangées de sièges pour suffire aux matchs de la demi-finale. Quant au nouveau stade de Durban qui peut contenir 70.000 spectateurs, son coût de construction s'élève à 380 millions de dollars US. En le contemplant de loin, il est vraiment admirable et on lui a donné le nom de « Sac à main des extraterrestres ». Toutefois en arrivant sur place, ce qui impressionne le plus les gens ce n'est plus la beauté du stade et c'est en fait la pauvreté et la misère de la population locale qui habitent dans des taudis et des bidonvilles. En dehors dudit stade, on ne voit totalement pas tout ce qui est nécessaire à la vie dans une ville moderne : manque d'eau potable, d'électricité et de gaz, insuffisance de soins médicaux, de logements décents, d'écoles, de transport urbain, d'égouts et de canalisations souterraines, … etc. En faisant la comparaison entre toute cette misère et tout ce dénuement avec l'excédent des dépenses effrayantes consacrées à la construction de magnifiques stades dont certains semblent inutiles, il peut vraiment comprendre la vague de colère et d'indignation qui a gagné la population sud-africaine.

D'autre part, des statistiques établies montrent que durant la première moitié du mois de juin dernier, on a au total 456.000 étrangers venus en Afrique du Sud pour y faire du tourisme, ce qui a été assez éloigné du nombre de touristes prévu par le pays hôte et qui est d'au moins un million. Du fait des inquiétudes suscitées en raison des conditions de transport et de la situation sécuritaire dans ce pays, l'Afrique du Sud n'a pas pu disposer d'une force d'attraction attirant un afflux de visiteurs, de touristes et de supporters étrangers et il n'y a pas eu de « saison de bonne récolte » pour le tourisme, c'est pourquoi les Sud-Africains doivent peut-être compter sur l'après Coupe. Cependant, il sera plutôt plus réalistes pour eux, non plus d'espérer dans l'effet post-coupe, à une des grandes difficultés laissées par la Coupe et auxquelles ils doivent faire face – comment faire fonctionner au mieux les dix grands stades modernes construits spécialement pour la Coupe ? On peut citer comme exemple le « Green Point Stadium » du Cap, un stade splendide de grand luxe, qui sera certainement dans une situation mi-délaissée après la Coupe, car le box-office pour les matchs d'équipes de football locales est seulement de quelques milliers de spectateurs. Les spécialistes en la matière, qui éprouvent beaucoup d'inquiétude à ce sujet-là, ont indiqué qu'après la Coupe du Monde, la réparation et la maintenance nécessaires ainsi que l'exploitation et le fonctionnement du stade nécessiteront de grands fonds qui endetteront peut-être le propriétaire et l'exploitant du stade et qu'il est prévu que les pertes annuelles s'élèveront à des dizaines de millions de rands.

Dépenses faramineuses et profits encore inconnus, il faut attendre encore pour avoir une réponse à ce problème économique épineux apporté à l'Afrique du Sud par la Coupe du Monde de Football et ce sera évidement le temps qui lui donnera une explication juste et précise.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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