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Il n'y a rien d'insolite dans le fait qu'un couple grec veuille venir à Beijing pendant l'année Olympique, mais peu de personnes choisiraient faire ce voyage à vélo.
Pourtant c'est exactement ce que Vasileios Mesitidis et sa compagne Danai Tezapsidou ont fait.
Vendredi dernier, le couple est arrivé sur la Place Tian'anmen après 171 jours de course. Ils ont parcouru 12 000 km à partir de l'Olympie, le berceau des Jeux Olympiques modernes.
Le couple faisait partie du groupe des cyclistes international, qui ont commencé leur aventure en février. Le but était simple : de promouvoir la communication pluriculturelle de célébrer l'année Olympique.
« Parmi nous moins de 20 sont partis d'Olympie et 10 ont fait tout le chemin », a dit Mesitidis.
« Mais plus de 50 autres personnes (originaires de Pologne, Lituanie, Italie et les Pays-Bas parmi tant d'autres) ont en partie participé à notre parcours, qui couvre 9 pays et 6 provinces chinoises, en incluant une portion de la Route de la Soie », a dit le jeune homme de 33 ans à China Daily.
« Nous sommes amateurs et enthousiastes, et le voyage fait partie de nos vies. Mais le plus important dans ce voyage était de promouvoir les idéaux olympiques tout au long de notre route, sans quoi nous ne l'aurions pas choisie », a-t-il dit.
« Dans le concept initial des JO, il n'y avait pas de ruses, pas de guerres, pas de dopage, tout était authentique. Et c'est exactement ce que nous voulions promouvoir pendant notre propre événement sportif », a-t-il dit.
Aux côtés de Mesitidis voyageait sa compagne, une étudiante d'université de 21 ans, Tezapsidou.
« Je n'aurais jamais imaginé que je pouvais faire un si long chemin à vélo », a-t-elle dit. « Le voyage m'a montré que tout est possible, si l'on le souhaite, tout juste comme les JO nous le montrent ».
Le couple a dit que la meilleure partie de la course était la chaleur, avec laquelle les accueillaient les gens qu'ils rencontraient en chemin, et en particulier ceux, qui leur ont aidé lorsqu'ils traversaient le désert de Gobi dans la région autonome du Xinjiang.
« Nous étions épuisés et n'avions plus d'eau. Ce que nous voyions, c'étaient les 200 km de sable devant nous», a dit Tezapsidou. « Mais à ce moment là, nous avons rencontré un groupe d'ouvriers travaillant sur la réparation de la route, qui nous ont invité dans leur refuge et nous ont offert de l'eau et de la nourriture ».
Après avoir passé moins d'une semaine à Beijing, le couple a pris l'avion pour rentrer en Grèce hier.
« Nous espérions de pouvoir passer plus de temps ici, mais nos proches ne nous ont pas vu pendant 5 mois et il est temps de rentrer à la maison », a dit Mesitidis.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne