Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>TourismeMise à jour 04.11.2011 16h11
Il est inadmissible que l'aviation civile refuse l'accès aux handicapés sous le prétexte de l'aversion qu'ils inspirent aux autres passagers

Une organisation populaire de bien être public a publié récemment, pour la première fois en Chine, un rapport d'enquête sur la situation des handicapés qui désirent prendre l'avion. Il est indiqué dans le rapport que vingt quatre compagnies aériennes du pays refusent l'accès à ces derniers sous le prétexte qu'elles n'ont pas été prévenues à l'avance ou bien qu'on ne leur a pas fourni les certifications médicales nécessaires. Parmi ces quatorze compagnies aériennes, treize stipulent qu'elles ont le droit de refuser de transporter les personnes infirmes ou handicapées qui « pourraient inspirer de l'aversion, du dégoût, de la répugnance ou bien de la répulsion aux autres passagers ». Et voilà, en Chine qui se fait passer pour un pays civilisé, les infirmes et les handicapés, qui souffrent déjà physiquement, reçoivent un tel traitement injuste et inique dans le cas où ils désirent se déplacer en avion, ce qui leur ajoute une souffrance mentale. De toute évidence, cela est un exemple typique de l'application fausse et altérée par les compagnies aériennes concernées d'une ordonnance réglementaire promulguée par l'Etat. Car, dans le « Règlement (à titre d'essai) concernant le transport aérien des infirmes et des handicapés », il n'est aucunement exigé que les handicapés doivent prévenir à l'avance de leur présence et il est demandé seulement à deux genres de personnes atteintes d'handicap spécial de fournir les certifications médicales nécessaires. Le Règlement interdit de façon formelle, explicite et expresse toute discrimination à l'égard des infirmes et des handicapés.

L'idée « qui pourrait peut-être susciter l'aversion, le dégoût ou bien la répugnance des autres passagers » est en fait une expression flagrante de discrimination à l'endroit des handicapés. Toutefois, il y a une certaine différence avec la discrimination envers ces derniers dans d'autres secteurs ou affichée individuellement du fait que dans le transport aérien, il existe une tierce partie composée par les passagers. C'est pourquoi ce genre de discrimination, qui cherche à détourner l'attention sous le prétexte de protéger les droits des autres passagers en satisfaisant leur désir, constitue en réalité une dérobade cherchant à transférer ou bien à dissimuler les contradictions dues à la discrimination. Car, vu superficiellement il semble que ce sont les passagers qui ont la volonté de décider si les handicapés pourront prendre l'avion oui ou non, alors qu'en réalité le droit de décision est entre les mains de la compagnie aérienne.

On remarque en analysant que l'utilisation du désir des voyageurs n'est seulement qu'un faux-fuyant saisi par les compagnies aériennes qui refusent de transporter des handicapés. Car, dans la société d'aujourd'hui où personne ne songe à discriminer les handicapés, alors pour n'importe quel voyageur qui prenne l'avion, se peut-il qu'il ressente de l'aversion ou de la répugnance pour un handicapé qui monte à bord du même avion ? Même si il y aurait par hasard un ou deux passagers qui ressentent une certaine aversion et une certaine antipathie à leur endroit, il se peut également que les autres passagers éprouvent du « dégoût » et de la « répulsion » à l'égard de ceux qui se penchent pour la discrimination. Alors dans ce cas-là, les membres de l'équipage sont-ils obligés de prier ces derniers de descendre de l'avion pour répondre au désir de la plupart des voyageurs ? Dans le cas où il y aurait effectivement certains passagers qui ressentent du dégoût et de l'aversion à l'égard des handicapés qui montent dans le même avion qu'eux, ils n'ont quand même aucun droit de décision quant à la liberté de déplacement de ces derniers.

En y réfléchissant sérieusement, on s'aperçoit petit à petit des réelles raisons qui amènent les compagnies aériennes concernées à avoir une vision courte, à manquer de jugement et à commettre des bévues : primo, c'est qu'elles songent au coût, car le service à fournir aux handicapés exige un coût supérieur au service fourni à un passager ordinaire ; secundo, elles s'inquiètent de ce que les handicapés pourraient blessés de façon imprévue, ce qui occasionnerait une indemnisation et provoquerait des ennuis. Il est souhaitable que ce ne serait que des suppositions pures et simples. Mais de toute façon, les compagnies aériennes doivent non seulement prendre des mesures énergiques pour faire disparaître fondamentalement toute discrimination à l'égard des handicapés, mais en plus il est important pour elles de prendre des dispositions adéquates susceptibles d'apporter des facilités à ceux-ci. Par exemple, installer des sièges spéciaux convenant aux infirmes. Dans ce cas-là, il serait effectivement nécessaire de prévenir d'avance afin de faire les préparatifs. Ainsi, l'handicapé qui prenne l'avion dans ces conditions-là, aura plus de facilités, sera plus en sécurité et ressentira encore plus de confort.

Le monde avance en faisant des progrès et il est permis aux handicapés et aux infirmes de participer à toutes sortes d'activités, car il n'y a plus d'obstacles dans la plupart des lieux publics. La société moderne leur offre toutes facilités et cela est devenue une idée directrice, une conviction et une norme de conduite. C'est pourquoi l'aviation civile doit faire des efforts pour avancer avec l'époque et progresser en tenant compte de la situation réelle. Il est important pour elle de prendre en considération le droit légitime des infirmes et des handicapés pour leur déplacement aérien et de leur fournir à cet effet un service leur procurant plus de facilités, plus de sécurité et plus de confort.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Un vice-Premier ministre chinois appelle à la facilitation de l'investissement et des échanges commerciaux
Nouvelles principales du 3 novembre
La route qui est devant nous est encore cahotique
Le dialogue est la « meilleure façon » d'éviter la guerre commerciale
La fin tragique de Kadhafi va profiter à la campagne électorale de Barack Obama