Zhou Chunxiu, serveuse dans un restaurant du nord de Beijing, est plutôt frustrée par la faible augmentation de son salaire.
Ayant migré d'une région rurale de la province chinoise du Jiangxi (est), elle a été augmentée à moins de 500 yuans (65 dollars) par mois, juste un peu plus que le salaire de son travail précédent d'il y a trois ans dans la capitale.
Elle a changé plusieurs fois de restaurant ces trois dernières années pour obtenir un meilleur salaire, mais ses efforts ont été vains. "Puisque les 'deux sessions' vont bientôt commencer, pourriez-vous demander pour moi quand les salaires des travailleurs migrants comme moi seront augmentés."
Les "deux sessions" font référence aux pleines sessions annuelles de la 10e Assemblée Populaire Nationale et du 10ème Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), c'est-à-dire du parlement chinois et de l'instance consultative de Chine.
"Mon salaire est comme bloqué depuis trois ans," selon Zhou Chunxiu. "La situation est à peu près la même avec mes concitoyens qui travaillent comme gardiens de sécurité ou ouvriers du bâtiment dans la ville."
Zhou Chunxiu a dit qu'elle espérait aussi être couverte par la sécurité sociale dont bénéficient ses pairs citadins et mieux se fondre dans la ville en évitant la discrimination répandue contre les travailleurs migrants des régions rurales de Chine.
Source: xinhua