Les avocats chinois ont appelé à l'inclusion du crime d'"esclavage" dans le Code pénal chinois, suite à la découverte du scandale des briqueteries qui a choqué le pays le mois dernier.
L'Association des Avocats de Chine (ACLA) a soumis une lettre au Comité Permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement) le 28 juin, poussant l'organe législatif à faire de l'esclavage un crime séparé avec une peine allant jusqu'à la prison à perpétuité.
Wu Ge, président du comité de la constitution et des droits de l'homme de l'ACLA, a dit que bien que la traite d'esclaves ait disparu, le cas du travail forcé dans le Shanxi n'était pas un cas isolé, suggérant que des cas similaires existaient mais n'avaient pas encore été découverts.
"Ce cas est bien plus grave que du travail forcé ou de la détention illégale, il a bafoué le droit à la vie et à la santé et a dénié les droits de l'Homme fondamentaux," a insisté M. Wu.
"Il est donc nécessaire de faire de l'esclavage un crime étant donné que sans droit pénal associé, il est impossible de sanctionner efficacement ceux qui violent la loi", a-t-il dit.
Cinq hommes accusés en rapport avec le scandale du travail forcé dans des briqueteries de la province chinoise septentrionale du Shanxi ont été jugés le 4 juillet. Les prévenus Heng Tinghan, Zhao Yanbing et Liu Dongsheng ont été accusés de détention illégale et de meurtre, alors que les prévenus Heng Mingyang, fils de Heng Tinghan, et Wang Bingbing ont été accusés de détention illégale.
Certains experts juristes sont en désaccord avec la proposition de l'ACLA, une nouvelle régulation étant non nécessaire selon eux.
"Il est mieux de réviser les stipulations existantes et d'élaborer des peines plus lourdes", a déclaré Chen Xingliang, professeur de droit à l'Université de Beijing, au journal China Daily.
Source: xinhua