Le bureau d'Etat de prévention de la corruption (BEPC) nouvellement établi vise à combler le manque de politiques préventives contre la corruption dans les entreprises privées et les agences non-gouvernementales, a indiqué le chef du BEPC mardi à Beijing.
"Aucun département n'était responsable pour l'élaboration de politiques préventives contre la corruption chez elles et le contrôle de leur mise en oeuvre jusqu'à la mise en place du BEPC", a dit Ma Wen, chef du BEPC et aussi ministre de la supervision, dans un interview accordé à Xinhua mardi.
D'après le ministère de la supervision, l'autorité avait enquêté sur 24 879 cas de corruption commerciale, impliquant 6,16 milliards de yuans (819,15 millions de dollars), de janvier au mois de juin de cette année.
Une des principales tâches du BEPC est d'étendre le réseau de prévention dans tous les recoins de la société chinoise, selon Mme Ma.
Le BEPC élaborera des directives sur la prévention de la corruption pour les sociétés et entreprises publiques, aidera les organisations commerciales à développer un système d'auto- discipline, et proposera des politiques prévenant la corruption commerciale et lancera des campagnes de publicité sur la prévention de la corruption.
En plus du manque de politiques préventives pour le secteur non-gouvernementale, le pays manquait aussi d'un coordinateur parmi les départements concernés et d'un groupe de réflexion professionnel pour collecter les informations, analyser les risques décisionnels et mettre au point les mesures préventives visées, d'après Mme Ma.
"L'établissement du BEPC est passé par des recherches et discussions minutieuses pendant quatre ans depuis que la Chine a signé la convention des Nations Unies contre la corruption", a-t- elle dit.
La convention de l'ONU, adoptée lors de la 58ème session de l'Assemblée générale de l'ONU en 2003, inclut un article selon lequel toutes les parties doivent établir un organe de prévention contre la corruption.
Source: xinhua