Le gouvernement chinois, qui souhaite augmenter le taux d'emploi du pays, a lancé une mesure pour assurer qu'au moins une personne par famille ait un emploi.
Dans le district du Port, de la ville de Qinhuangdao, dans la province du Hebei (nord), Zhang Wencai, 50 ans, peut louer gratuitement un stand sur un marché, près de chez lui, pour vendre des vêtements. C'est la première fois que Zhang et sa femme retrouvent du travail après leur licenciement de l'usine locale de mécanique en 2003. "A notre âge, étant donné notre manque de compétences, être sans emploi est non seulement humiliant, mais aussi destructeur pour la famille", a-t-il dit.
Aujourd'hui, la famille gagne près de 600 yuans par mois. "Ce n'est pas beaucoup mais au moins c'est un travail à nous", dit Zhang.
La famille de Zhang fait partie de ces milliers de familles chinoises appelées "ménages à zéro-emploi", c'est-à-dire des familles vivant en ville et dont aucune membre ne travaille.
Le bureau du service de l'emploi du district du Port a déboursé 160 000 yuans (près de 21 300 dollars) cette année pour louer 130 stands à destination de familles comme celle de Zhang.
Dans les environs de la ville de Tangshan, une ville industrielle du Hebei, le personnel du service de la communauté a contacté des entreprises afin d'obtenir des contrats de travail pour ses habitants sans emploi et leur faire fabriquer des sacs et des bibelots.
Le gouvernement de la province offre une subvention mensuelle de 300 yuans aux employeurs qui embauchent un membre d'une famille "à zéro emploi". Dans d'autres provinces, les gouvernements s'évertuent à trouver des solutions pour procurer du travail à ces familles.
En juin, le ministère chinois du Travail et de la Sécurité sociale s'est fixé pour objectif qu'au moins une personne des 80% de ménages "à zéro emploi" dans les zones urbaines chinoises ait un travail d'ici la fin de l'année.
Source: xinhua