Jadis, il a utilisé sa main pour communiquer avec sa femme. Mais cela s'est produit il y a 5 ans, avant le conseil des volontaires de la communauté anti-violence domestique, et une formation l'a aidé à sauver son mariage.
Voilà le changement de Wang Bin. Maintenant, il est à la tête d'un groupe de 13 volontaires dans la communauté Kaiyang de Beijing pour éradiquer la violence domestique.
« Je veux utiliser mes expériences, en tant qu'ancien auteur de la violence domestique et combattant de cette violence pour appeler à participer à la White Ribbon Campaign (WRC), », a dit M.Wang, dimanche 18 novembre.
M.Wang et 200 autres résidents se sont réunis à Kaiyang dimanche pour commencer une série d'activités. Ils portaient tous des rubans blancs comme un engagement personnel de ne plus jamais commettre la violence, de ne jamais pardonner ou garder silence, devant le cas de violence contre les femmes.
Ces activités se poursuivront jusqu'au 25 novembre – journée internationale pour l'éradication de la violence contre les femmes.
La WRC est un programme international appelant les hommes à mettre fin à la violence domestique. Des hommes en Chine ont répondu à l'appel de WRC au début de cette décennie.
En Chine, cette campagne a encouragé un nombre croissant de victimes à se dresser contre la violence domestique et à appeler l'égalité entre la femme et l'homme, a expliqué M.Wang. Selon le résultat d'une enquête menée par la Fédération nationale des Femmes de Chine, des 35% des 270 millions de familles en Chine, la majorité des victimes sont femmes.
Le gouvernement central a adopté des lois et règlements se rapportant et coopère activement avec les Organisations non gouvernementales (ONG) pour prévenir la violence domestique, a dit Chen Benjian, chef du réseau pour le combat contre la violence domestique rattaché à la Société des Sciences juridiques de Chine.
« La loi sur le Mariage révisée et la Loi sur la Protection des Droits et Intérêts des Femmes ont établi une base législative générale pour le combat contre la violence familiale », a dit M.Chen.
Dix-neuf provinces chinoises ont des règlements spécifiques sur ce sujet.
Les ONG ont joué un rôle important dans l'établissement d'un réseau d'asiles dans le pays. Citons l'exemple du programme pilote de Xuzhou, qui est conjointement financé par le ministère des Affaires civiles, China Gender Facility et le UN Theme Group on Gender (UNTGG), a dit M. Chen.
Appeler les femmes victimes à rompre le silence est aussi important que demander aux hommes de ne plus commettre la violence conjugale, a dit Li Mingshun, expert du Centre de recherche sur le sexe et la loi rattaché à l'Académie des sciences sociales.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne