Le refus d'un époux de signer l'autorisation de pratiquer une césarienne sur sa femme a conduit au décès de cette dernière et de l'enfant. Cette tragédie, qui est arrivé le 24 novembre 2007 à l'hôpital de Beijing est toujours sous les feux des rampes des médias locaux.
La mère de la femme décédée qui est arrivée à Beijing le 25 novembre a dit qu'elle engageait des poursuites contre son beau-fils, Xiao Zhijun, qu'elle accuse d'avoir tué sa fille et son enfant en refusant de signer l'autorisation de la césarienne à la dernière minute. Et l'hôpital, malgré leurs compétences professionnelles, n'a pas réussi à la sauver à cause du refus du mari.
"Ma fille serait encore en vie s'il (Xiao) avait signé l'autorisation. Ce n'est pas différent d'un meurtre," a déclaré la mère dans le journal local Beijing News. Elle a fait savoir qu'elle donnerait de plus amples détails sur l'autopsie et les procédures engagées lorsque le père, en chemin pour Beijing, arrivera.
En réponse, un conseiller juridique de l'hôpital a déclaré que l'hôpital avait rempli tous ces devoirs étant donné qu'il avait informé la famille de la gravité de l'état de la femme et des conséquences que cela pourrait avoir si elle ne recevait pas de césarienne, d'après un article de l'édition du 25 novembre du journal Oriental Morning Post.
Un responsable du Bureau municipal de la santé, a déclaré concernant le problème de la responsabilité de la mort, que l'hôpital a fait de son mieux en prenant en compte le fait que le mari de la patiente était présent, mais qu'il a cependant refusé l'opération.
La tragédie a provoqué de vifs débats. Certains pointent du doigt le système d'encadrement actuel des institutions médicales, expliquant qu'il est ridicule d'obéir à la rigide règle "Pas d'opération sans autorisation" aux dépens d'une vie humaine. Ils ont mis en avant le fait que les docteurs soient les obligés d'aider les personnes malades ou mourantes, et la loi devrait toujours être centrée vers l'être humain, sinon cela ne sert à rien de la respecter.
Parallèlement, le professeur Sun Dongdond de l'école de droit de l'université de Beijing, a indiqué que le vrai problème ne venait pas des failles des lois et réglementations. C'est lié aux départements gouvernementaux qui devraient repenser leur perception des droits et obligation d'un médecin pour sauver une vie.
Les réglementations sur l'encadrement des institutions médicales stipulent que l'hôpital devrait effectuer une opération sur le patient une fois que le traitement proposé ait été approuvé par les personnes en charge des institutions médicales, lorsqu'il ne peut pas obtenir l'approbation du patient ou de la famille en cas d'urgence.
Les réglementations disent également que toutes mesures visant à sauver une personne en urgence ne peuvent pas être considérées comme un accident médical.
Le professeur Sun a également souligné le fait que les doutes d'un patient sur son traitement sont de grands obstacles à l'accomplissement des devoirs des médecins. D'après les lois actuelles, les docteurs sont autorisés et obligés de sauver la vie du patient lorsque les membres de la famille font la mauvaise décision et qu'il y urgence.
Cependant, à cause de l'escalade des doutes envers les traitements médicaux et l'application inappropriée de la loi, il est assez difficile de l'appliquer.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne