La taxe sur les véhicules vient d'entrer en vigueur pour la première fois dans la Région autonome du Tibet suite au déferlement du nombre de véhicules motorisés dans cette région du sud-ouest de la Chine, d'après les autorités fiscales locales.
"La taxe contribuera aux efforts d'économie d'énergie et de contrôle de la pollution, ainsi qu'au renforcement du contrôle du gouvernement sur le marché des véhicules motorisés," a déclaré le porte-parole du bureau régional autonome du Tibet de l'Administration d'Etat des impôts.
Le porte-parole a ajouté que la taxe, qui est entré en vigueur dans d'autres parties de la Chine depuis 1994, permettra également de restreindre le fossé entre les richesses, une revendication optimiste étant donné qu'une taxe annuelle de 120 yuans (11,9 euros) pour une voiture privée d'un litre, et 360 yuans (33,6 euros) pour les engins de plus d'un litre, n'est pas handicapant pour quelqu'un qui peut se permettre d'acheter une voiture.
Le gouvernement central a décidé de ne pas imposer de taxe sur les véhicules du plus de dix ans au Tibet étant donné que la région est sous-développée.
L'on dénombrait au Tibet 143 900 véhicules civiles de moins de dix ans à la fin de l'année 2006, ce qui signifie qu'une personne sur 20 possède une automobile.
Lhassa avec une population de 400 000 personnes, dénombraient au moins 70 000 véhicules motorisés en septembre 2007, et ce nombre croît de 50 véhicules par jour.
Le nombre de propriétaires de voitures par habitant est proche de celui de Beijing (Pékin) qui dénombre 17 millions de personnes et 3,08 millions de voitures, malgré le fait que le PIB par personne de Beijing est six fois supérieur à celui du Tibet.
La rapide croissance de la flotte automobile a modifié la vie des trajets quotidiens pour se rendre au travail pour les résidents de Lhassa. Certains employés de bureau se plaignent de passer en moyenne 20 minutes de plus à chaque aller et retour de leur travail par rapport à il y a quatre ans.
Mais il y n'y a toujours pas de signe immédiat de problème de pollution à Lhassa, étant donné que l'organisme de surveillance local de l'environnement a indiqué que la qualité de l'air était bonne 363 jours sur 365 pour l'année 2007.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne