Le périple cycliste de huit mois de la France au Cambodge du Français Paul Dubrule, âgé de 74 ans, lui a donné une chance de voir un Tibet différent de celui qu'on lui a enseigné en France.
"Comparé à ceux qui parlent du Tibet dans les médias français mais qui n'y ont jamais mis les pieds dans la région, je pense avoir plus de choses à dire, " a proféré Paul Dubrule, président et cofondateur du groupe hôtelier Accor, ce week-end du 19 avril 2008.
En 2002, Paul Dubrule, qui avait alors 68 ans, a fait un voyage en vélo de 15 000 kilomètres de sa ville natale Fontainebleau, France, à Siem Reap, Cambodge, durant lequel il a pédalé de Ngari dans l'ouest du Tibet à Qamdo à son est.
"Avant d'arriver, je pensais que les locaux vivaient sous la répression du gouvernement central comme de nombreux autres occidentaux (le pensent)," a-t-il dit.
Mais durant son périple, il a vu des écoles, hôpitaux, centrales électriques, aéroports, et notamment des autoroutes.
"J'ai vu de nombreuses routes en construction, " a-t-il dit. Le long de mon périple, j'ai rencontré des locaux. Leur vie n'était pas aussi bonne qu'en France mais j'ai trouvé qu'il bénéficiait du développement économique.
"Au Tibet, je trouvais que les gens aimaient aussi avoir une région modernisée plutôt que de conserver les vieux modes de vie juste pour les touristes," a-t-il confié.
Il n'est pas d'accord avec les commentaires du Dalai Lama comme quoi le développement économique au Tibet provoquait la disparition de la culture traditionnelle tibétaine.
"Si une culture ne peut pas suivre l'allure du développement économique et sociale, elle finira dans les musées.
"Est-ce que quelqu'un devrait refuser le développement, les écoles, les hôpitaux au nom de la protection de la culture et de la religion ?. "
"Bien que je n'ai jamais rencontré le Dalai Lama, J'aimerais lui dire qu'un pays devrait protéger les croyances religieuses de sa population mais que les religions ne devraient jamais être pour la population un outil servant à se retourner contre leur pays. " a-t-il conclu.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne