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Mise à jour 07.05.2008 08h36
Les « saules des Tang », témoins millénaires des liens familiaux qui unissent les ethnies Han et tibétaine
Un saule des Tang dans le parc de Longwangtan (lac du roi de dragon) à Lhasa. (photo documentaire)

Dans la ville de Lhasa, on peut admirer un peu partout, au bord de la rivière, le long des rues, dans les monastères ainsi que dans certains quartiers, les « saules des Tang ». Certains d'entre eux possèdent un numéro, délivré par les départements de la sylviculture, qui les identifie en tant qu'« arbres anciens ».

Il est intéressant de noter que la plupart des troncs de ces saules sont tordus. Certains expliquent ce phénomène par l'influence du climat du plateau tibétain sur les arbres originaires de l'intérieur du pays. D'autres évoquent la nostalgique histoire de la princesse Wencheng, fille de l'empereur Taizong de la dynastie des Tang, qui dut quitter son pays pour épouser Songtsan Gambo, héros national tibétain. Elle tourna alors la tête et regarda fixement en direction de son pays natal Chang'an. Avec le temps, les troncs des arbres reproduirent le même mouvement que la jeune femme et s'orientèrent vers la gauche. C'est pourquoi, ces arbres sont également appelés « saules tournant à gauche ».

Selon la légende, avant l'arrivée de la princesse Wencheng sous la dynastie des Tang (618 - 907), il n'y avait pas de saules au Tibet. C'est elle qui décida de planter, tout autour du monastère Dazhao, les branches de saules que l'impératrice des Tang lui avait offertes au moment de leur séparation. Depuis lors, les saules des Tang se sont multipliés sur le plateau, prolongeant les liens familiaux de plus de 1.300 ans qui unissent les Han et les Tibétains.

Le 5 mai, un touriste contemple des « saules des Tang » au sud de la place du palais du Potala.
Le 5 mai, un touriste contemple des « saules des Tang » au sud de la place du palais du Potala.

Source: China.org.cn



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