Le ministère chinois de la Santé a annoncé jeudi que les services médicaux de base seraient rétablis à la fin du mois dans les zones sinistrées du séisme dans la partie sud-ouest du pays. Il a confirmé en même temps qu'aucune épidémie majeure n'y avait été rapportée.
"Les soins médicaux de base et la prévention épidémique seront repris à la fin juillet dans tous les districts, bourgs et abris temporaires dans les zones sinistrées", a indiqué Mao Qun'an, porte-parole du ministère, lors d'une conférence de presse.
D'ici fin septembre, les autorités vont construire des bâtiments temporaires pour toutes les institutions de santé aux niveaux de district et de bourg afin d'assurer la reprise des services médicaux réguliers et de la prévention épidémique pour les animaux.
Tous les hôpitaux locaux dans les zones sinistrées reprendront complètement leur fonctionnement à la fin de l'année, équipés d'installations appropriées et d'un personnel formé, a ajouté le porte-parole.
Un réseau de rapport épidémique couvre 80% de la province du Sichuan, la région la plus durement frappée par le séisme, a indiqué Mao, ajoutant que des analyses journalières montraient que les incidents de maladies infectieuses étaient en baisse par rapport aux années précédentes.
Le ministère a déployé du personnel médical des quatre coins du pays pour porter secours aux survivants.
Plus de 2 400 employés médicaux de 18 provinces, régions autonomes et municipalités sont arrivés dans la région pour aider à la reconstruction du système de soins médicaux, d'après Mao.
Des équipes médicales y ont été également envoyées pour immuniser les enfants contre les hépatite et encéphalite B.
Des toilettes ainsi que des installations de traitement des déchets et de purification d'eau y ont été installées.
Jusqu'à jeudi, plus de 96 000 personnes blessées ont été hospitalisées et 5 578 sont toujours sous traitement.
"Les hôpitaux et camps médicaux font face à des difficultés financières malgré les allocations par les gouvernements central et locaux", a affirmé Mao. Jusqu'à présent, les soins médicaux sont encore gratuits dans les régions les plus lourdement frappées.
Source: xinhua