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| Douzhi |
Le Douzhi (lait de soja), le Jiaoquan (cercle de pâte grillée), le Luzhu (viande bouillie dans la saumure), le Chaogan (rognon sauté), le Dunbobo (petit pain pressé), Le Aiwowo (petit pain de maïs cuit à la vapeur), ... etc., font partie des milliers d'espèces d'amuse-gueules traditionnels qui existent depuis des siècles dans l'ancien Pékin (aujourd'hui appelé Beijing) et qui vont rencontrer cette année (2008) l'Olympique moderne et durant les Jeux Olympiques qui se tiendront prochainement à Beijing, il est prévu que quelques 120 millions de visiteurs/fois arriveront dans la ville et déjà les « Laozihao » (Maison de grand renom de fabrication de produits de marque) pensent à profiter de l'aubaine.
Dans un Hutong (ruelle) de Shishahai de la ville de Beijing sont concentrés seize Laozihao, dont BaoduFeng (tripes sautées de la famille Feng), NiangaoQian (gâteaux de riz glutineux de la famille Qian), XiaochangChen (petite sauccice de la famille Chen) et Yueshenzhai (viande d'agneau cuite dans la sauce de soja). Les propriétaires s'affairent à prier des traducteurs spécialistes de faires la traduction en anglais de leurs spécialités et ils ont engagé des professeurs d'anglais pour donner des cours rapides aux serveurs et aux serveuses.
La ville de Beijing compte d'innombrables espèces d'amuse-gueules dont les appellations sont riches, variées et complexes, et qui traduisent la tradition locale. C'est pourquoi pour le Douzhi, on peut le traduire directement en « soupe d'haricots », mais après avoir bien réfléchi, on pense qu'il vaut mieux le traduire en « cola de Pékin », car la traduction est plus simple et plus imagée. « Ce qui permettra aux touristes étrangers de mieux comprendre et de se rappeler du nom de Douzhi. », a expliqué Hou Jia, le patron d'une boutique où l'on vend le Douzhi.
Cette façon de traduction sino-occidentale est adoptée par la plupart des Laozihao de Beijing. L'ancienne Maison séculaire Quanjude du canard rôtie pékinois a ajouté spécialement en début de ce mois sur son menu, à l'intention des Jeux Olympiques, des spécialités traditionnelles pékinoises, dont le « plat de canard rôti entier », « pain assorti de pâté de foie de canard », « Nescafé canard trésor », « assortiment de canard rôti à la crème » et autres plats chinois à goût occidental.
Les amuse-gueules pékinois ont une épaisse saveur veloutée locale des hutong, laquelle fascine et captive profondément les gens. Mais, le caractère totalement originaire peut engendrer tout naturellement le problème de non-acclimatation. Le Douzhi, qui est considérer comme le meilleur des amuse-gueules pékinois, a une odeur qui ressemble à celle des eaux ménagères et qui dégoûte la plupart des clients qui s'enfuient en la sentant. De même, le Luzhu, le Chaogan, le Baodu et d'autres amuse-gueules pékinois confectionnés des viscères et des entrailles d'animaux dégoûtent les touristes et les visiteurs occidentaux, et surtout les Américains et les Anglais qui déposent immédiatement leurs baguettes en les voyant.
Hou Jia a dit que des efforts ont été fournis pour assurer la sécurité alimentaire lors des Jeux Olympiques et qu'il est garanti qu'aucun visiteur étranger attrape la diarrhée après avoir bu une goutte de Douzhi. Mais il a insisté sur le fait qu'aucune transformation ne sera faite à l'égard des amuse-gueules traditionnels afin de satisfaire le goût des touristes étrangers. « Manger ou ne pas manger est un choix personnel, mais de notre côté nous devons conserver totalement le goût original pur en faisant savoir aux autres que ‘Cela c'est pékinois' et que ‘ce sont des amuse-gueules de Pékin'. »
Source: le Quotidien du Peuple en ligne