Si le « temps de Sauna » de Beijing réapparaît durant les Jeux olympiques, des officiels auront besoin de diminuer encore le nombre de voitures circulant dans la rue, ceci pour assurer la bonne qualité de l'air, ont dit des experts mercredi 30 juillet.
Le professeur Zhu Tong de l'Université de Beijing, en tant que conseiller de la qualité de l'air pour les Jeux olympiques de Beijing, a dit que la restriction de voitures et d'usines aura des effets désirés dans l'amélioration de la qualité de l'air pour les Jeux olympiques.
Cependant, la haute humidité et le manque de vent peuvent retenir des émissions et des particules dans l'air, causant l'élévation de degrés de pollution, a dit M.Zhu.
Des officiels envisagent de nouvelles mesures, comprenant l'interdiction des véhicules dont les émissions de gaz résiduels ne satisfont pas aux normes requises de circuler, a-t-il dit au média.
Une mesure encore plus radicale sera de permettre seulement aux véhicules dont le dernier nombre de la plaque d'immatriculation correspond au dernier nombre du jour du mois. Cette mesure interdira en fait 90% des voitures privées.
« Mais je ne sais pas si le gouvernement adopterait ces mesures. Même si ces mesures sont prises, leur application durera seulement trois ou quatre jours », a-t-il dit.
« Les statistiques ont montré que le nitrite dans l'air a diminué de 48% depuis le 20 juillet, quand une série de mesures restrictives ont été appliquées pour améliorer la qualité de l'air avant l'ouverture des Jeux », a dit Liu Zongchao, chercheur de l'Institut des études économiques et politiques mondiales de l'Académie des Sciences sociales de Chine.
Ces mesures de restriction comprenaient la délocalisation du Groupe de Shougang de Beijing, une des grandes entreprises d'aciérie de Chine et un des grands pollueurs de la ville, la restriction de la moitié des 3,3 millions de véhicules de la ville de circuler, l'arrêt de la plupart des constructions, la mise en service de nouvelles usines de traitement de déchets et l'utilisation encore plus poussée de ressources géothermiques.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne