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Un soleil éclatant rouge se lève lentement au-dessus de la ville de Lhassa, le ciel limpide et serein bleuit peu à peu et le Palais Potala se couvre petit à petit d'une couleur blanche pure et sacrée – voilà ce que j'ai vu et observé au pied du Palais en admirant le lever du soleil au Tibet appelé le 'Toit du monde', un spectacle splendide, magnifique et inoubliable. A l'approche du Nouvel An du calendrier tibétain, un grand nombre de pèlerins venus de loin se rassemblent sur la place du Palais Potala. Ils se prosternent et frappent de leur front le sol dallé lisse et s'approchent progressivement du lieu sacré.
Le 10 février, j'entre pour la première fois au Tibet en tant que journaliste. Notre délégation a visité des temples, des monastères, des quartiers urbains, la campagne, ainsi que d'autres endroits. Nous avons en outre contacté des gens du peuple, des moines et des bonzes, c'était vraiment une bonne occasion nous permettant de sentir personnellement la société tibétaine. A Lhassa, l'ambiance calme, tranquille et paisible qui règne dans les quartiers commerçants animés et bruyants m'a captivé et m'a séduit au point que je m'y suis attardé sans m'apercevoir que mes compagnons s'éloignent peu à peu de moi. Un flot humain écoule dans les marchés, alors que les affaires se négocient et vont bon train. On fait la queue pour visiter les temples. Je constate que l'ordre et la sécurité sont assurés dans toute la ville.
Dans la préfecture de Shannan, je rencontre un vieillard âgé de 73 ans qui me dit que 50 ans auparavant il était un serf. En parlant de sa vie d'aujourd'hui, cet « ancien serf » me dit tout souriant : « Avant la Libération, mon maître me maltraitait férocement et cruellement comme si j'étais un animal. C'était grâce au Parti communiste chinois que je suis émancipé, que je suis redevenu un être humain et que je mène une vie heureuse actuellement. ». Il habite dans le village Kesong qui était en fait le premier village au Tibet qui subit la réforme démocratique. Aujourd'hui, toutes les familles paysannes du village se sont enrichies par le travail et l'une d'entre-elles a pu même fait construire une grande et spacieuse maison composée de treize pièces. Un cadre du village m'a dit fièrement : « Notre vie heureuse d'aujourd'hui n'aurait jamais pu se réaliser sans la réforme démocratique ! ». En début de janvier de cette année, la deuxième session de la neuvième Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet a adopté une résolution qui prescrit le 28 mars comme « Jour commémoratif marquant l'émancipation du million de serfs tibétains ». Les efforts ardus déployés par la Chine pour abolir l'ancien système de servage revêtent une portée historique de grande importance.
-- Shinchiro Serita, correspondant de l'Agence de presse japonaise « Kyodo News ». Le 2 mars à Beijing.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne