Lhasa, la plus haute ville du monde est en proie de devenir une métropole moderne coordonnée et singulière d'ici 2020, selon un schéma d'urbanisme approuvé par le Conseil d'Etat le 16 mars.
En tant que capitale de la Région autonome du Tibet, Lhassa doit insister sur une stratégie de développement durable pour concilier l'économie, l'environnement et le développement social en même temps, mentionne le projet qui a été publié sur le site web du gouvernement central (www.gov.cn).
Lhassa doit "utiliser scientifiquement" les 1 480 km² de surface qui ont été alloués pour le développement généralisé des zones urbaines et zones rurales afin de faciliter la croissance économique dans toutes les zones environnantes, a-t-il mentionné.
Selon le plan, Lhasa, qui est la plus grande ville du Tibet, devrait limiter sa population à moins de 450 000 habitants, tout en limitant l'utilisation des terres pour le développement urbain à 75 km².
Dans sa réponse, le Conseil d'Etat, cabinet des ministres chinois, a également appelé les autorités locales à "préserver" l'architecture et l'esthétique de la ville, ainsi que ses nombreux vestiges culturels et religieux omniprésents.
"Les autorités doivent coordonner les relations entre les civilisations anciennes et modernes, entre l'ancien et le nouveau centre de la ville, et entre les ressources naturelles et humaines", souligne le document.
Une fois que tout cela sera réalisé, Lhassa deviendra "une ville économiquement prospère, socialement harmonieuse, écologique et moderne avec des caractéristiques culturelles marquantes et des traditions ethniques profondes", mentionne le document.
Lorsque le gouvernement central a mené sa première enquête dans la région en 1953, les résidents de Lhasa n'étaient que 30 000, et 4 000 d'entre eux étaient des mendiants.
Aujourd'hui, la ville compte près de 500 000 habitants, 11 fois de plus par rapport à 1951, la date de la libération du Tibet.
Avec un nom qui signifie littéralement "la ville sainte" ou "la place du Bouddha", Lhasa est devenue le centre politique du Tibet au VIIe siècle.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne