 |
|
J'ai visité sept fois le Tibet au cours des dix dernières années et chaque fois que j'admirais les beaux et merveilleux paysages et que je rencontrais des habitants amicaux et heureux de cette région autonome de la Chine, je me sentais secoué du plus profond du cœur et je ne pouvais dissimuler l'émotion qui m'étouffait.
De la Préfecture d'Ali, qui est une des régions les plus reculées et les plus isolées du Tibet, jusqu'aux parties sud, nord et est de la région autonome, j'ai traversé par monts et par vaux durant la décennie passée presque l'ensemble du Tibet et je me suis lié d'amitié avec un grand nombre d'habitants locaux, dont des personnes âgées et des enfants. J'ai constaté de mes propres yeux que l'environnement écologique est bien protégé au Tibet, de même que les vestiges culturels et les monuments historiques qui font l'objet d'une protection particulière.
Ali était connu dans le passé comme un endroit isolé, pauvre et arriéré d'accès extrêmement difficile. Mais, lors de ma dernière visite il y a deux ans à Shiquanhe (Rivière de la source du Lion), chef-lieu de la Préfecture d'Ali, j'ai remarqué que le marché local est bien approvisionné en toutes sortes de produits et que surtout les légumes et les fruits étaient au complet. J'ai vu que les étalages abondaient en tomates et en légumes en feuilles vertes, ce qui était quelque chose de très difficile à réaliser dans une région de hauts-plateaux couverte de neige. Pour parcourir la distance qui sépare Lhassa et Shiquanhe, il fallait autrefois une vingtaine de jours et il suffit aujourd'hui de quelques jours seulement grâce aux larges voies qui ont été construites et aménagées.
J'ai revisité le Tibet en 2007 à la tête d'une délégation canadienne composée de 26 membres. Lors d'une visite dans la banlieue de Lhassa, nous sommes entrés en toute liberté dans une maison habitée par une famille tibétaine qui nous accueille avec grand plaisir et très chaleureusement. Toutes les pièces de la maison sont très propres et fort bien arrangées et on s'aperçoit que la famille mène une vie aisée et prospère. La maîtresse du foyer nous a offert du suyoucha (thé au beurre tibétain) et du qingkejiu (alcool à orge tibétaine). En voyant tout cela, mes amis canadiens sont frappés d'étonnement et de stupeur : jamais ils n'auraient pensé que la vie du peuple tibétain a atteint un niveau tellement élevé !
J'ai tenu au Canada et en Europe dix grandes expositions de photos sur le Tibet pour présenter au public les profonds changements qui y sont survenus. Lors d'une exposition qui a eu lieu à Halifax, la ville où je réside, un couple américain, profondément impressionné et touché par les photos, a laissé le message suivant sur le livre d'or : « les images présentent des scènes vraiment touchantes, saisissantes et palpitantes ! ».
-- Tang Youxin, photographe canadien d'origine chinoise, le 20 mars à Ottawa.
Source: le Quotidien du Peuple en ligne