Un groupe de journalistes de la presse étrangère viennent de quitter Lhassa le 31 mars dans l'après-midi à l'issue d'une visite de trois jours au Tibet où ils ont procédé à d'intenses activités de reportage.
Organisé sous les auspices du Bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat, le groupe comprend six journalistes de cinq principaux médias de plusieurs pays, dont l'Inde, la Russie, l'Afrique du Sud et le Japon. Arrivés le 29 mars à Lhassa, les journalistes se sont hâtés de se lancer dans leur travail sans perdre haleine. Ils ont parcouru la ville en voiture dans tous les sens et ont bravé le froid et la neige pour visiter le Palais Potala, la cité d'habitation Xueshe qui se trouve à la périphérie de Lhassa, le Temple Jokhang, un hôpital de la médecine tibétaine, la gare et le village Kaba. Les autorités locales concernées leur ont procuré toutes facilités pour qu'ils puissent converser et bavarder en toute liberté avec les personnalités et les gens du peuple qu'ils souhaitent interviewer : des fonctionnaires de la Région autonome du Tibet, des représentants des anciens serfs émancipés, des personnalités du milieu religieux, des tibétologues connus, des chefs d'entreprises privées, … etc.
K.V. Prasad, qui est un rédacteur chevronné du géant de la presse indienne Press Trust, a déclaré qu'il connaissait très peu le Tibet malgré que celui-ci est tout à côté de l'Inde et séparé seulement par la chaîne de l'Himalaya et que la présente visite lui a permis de constater de ses propres yeux le développement économique rapide du Tibet qui est débordant de dynamisme et de vitalité. Il a remarqué que les familles tibétaines ordinaires sont pourvues de l'eau potable, de téléviseurs et d'autres appareils électroménagers. Le visage des gens qu'il rencontrait est empreint d'un sourire franc, sincère et tout à fait naturel, ce qui l'a beaucoup impressionné.
Quant à John Berry qui est Directeur de l'Agence en Chine de SABC (South Africa Backpackers), il a dit de son côté que la visite au Tibet lui a beaucoup appris et lui a donné de l'inspiration. Il a révélé que la raison pour laquelle il a posé à plusieurs reprises des questions sur le problème du 14ème Dalai Lama c'est parce que le refus du gouvernement de l'Afrique du Sud d'accorder le visa d'entrée au Dalai Lama qui l'a sollicité pour pouvoir participer au meeting de paix de la Coupe mondiale de football a suscité une vive attention du courant principal de la société sud-africaine. « Mon plus grand succès c'est d'avoir non seulement connu la position officielle tibétaine, mais surtout d'avoir eu l'occasion de procéder à des échanges de vues avec les personnalités de divers milieux de la société tibétaine. », a-t-il affirmé.
Un journaliste japonais qui désire garder l'anonymat a indiqué que la présente visite au Tibet organisée par le Bureau d'information du Conseil des Affaires d'Etat de Chine est fructueuse, car l'itinéraire est parfaitement bien arrangé et il lui semble que la partie chinoise s'est inspirée des expériences acquises dans l'organisation des Jeux Olympiques de Beijing et que la Chine devient de plus en plus ouverte. Durant son séjour de trois jours à Lhassa, il a remarqué que l'ordre social est parfait, que la vie se déroule normalement et qu'il « n'y a aucune apparence de tension ».
Source: le Quotidien du Peuple en ligne