L'hypothèse du sabotage ne peut être écartée dans l'incendie du bus qui a fait 25 morts et 76 blessés vendredi à Chengdu, dans le sud-ouest de la Chine, a indiqué un responsable local samedi.
Hu Qinghan, directeur de la Commission des Communications de Chengdu, chef-lieu de la province du Sichuan, a déclaré que selon une enquête initiale, l'incendie n'avait été causé ni par un défaut mécanique ni par une auto-combustion.
"L'incendie n'a pas été provoquée par le diesel qui se trouvait dans le réservoir, celui-ci contenant toujours 107 litres de carburant après l'incendie, et aucun défaut mécanique n'a été détecté dans le moteur", a dit Hu.
Il a indiqué que le chauffeur du bus, incapable d'ouvrir la porte du véhicule après l'accident, avait utilisé l'extincteur pour briser la vitre de la porte avant d'aider les passagers à sortir.
L'accident s'est produit pendant l'heure de pointe vendredi matin, alors que le bus n°9, immatriculé Chuan A 49567, se dirigeait vers le centre-ville de Chengdu depuis le bourg de Tianhui. Il a pris feu alors qu'il se trouvait sous le viaduc de Chuanshan.
Mao Zhixiong, un porte-parole du gouvernement, a déclaré samedi que l'ADN des 25 victimes avait été recueilli pour permettre de confirmer leur identité, et que 20 des 76 blessés étaient toujours dans un état grave. Ils souffrent pour la plupart de brûlures.
Trois personnes légèrement blessées ont quitté l'hôpital, a dit Mao.
Parmi les blessés figurent 35 hommes et 38 femmes. Le plus âgé a 72 ans, alors que le plus jeune en a cinq.
"Le bus était climatisé et seules les fenêtres situées à l'arrière du véhicule pouvaient s'ouvrir manuellement", a déclaré Deng Huaqiong, 29 ans. Elle était assise au deuxième rang à partir du fond et a sauté hors du véhicule après qu'un autre passager a ouvert la fenêtre. Elle souffre de brûlures légères et est actuellement hospitalisée.
Des passants ont brisé les fenêtres du bus depuis l'extérieur, sauvant ainsi la vie de plusieurs passagers.
Le bus datait de février 2005 et avait parcouru 270 000 kilomètres.