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Français>>Vie SocialeMise à jour 21.07.2009 16h05
Un plus grand nombre d'étrangers viennent faire leur stage en Chine

Benjamin Evans Wood, un britannique âgé de 23 ans, est étudiant en droit. Il rêve d'être avocat en droit international pouvant un jour parler couramment le mandarin avec ses clients.

Son stage en Chine l'an dernier l'a aidé à réaliser la première étape de son rêve - un contrat de formation, qui est une nécessité pour l'obtention d'une licence d'avocat en Grande Bretagne.

«J'ai été fasciné par les possibilités de carrière en Chine", a déclaré Evans, qui a travaillé à Shanghai pour trois mois l'été dernier.

"La diversité des affaires juridiques, auxquelles j'ai participé au cours de mon stage à Shanghai dépasse de loin ce que propose la plupart des petits cabinets d'avocats au Royaume-Uni, où les avocats font le même type de travail, encore et encore, pendant plusieurs décennies ", a-t-il dit.

Evans fait partie d'un nombre croissant d'étudiants étrangers qui cherchent des stages non rémunérés en Chine, vu la mine triste du marché des stages universitaires d'été, causée par le ralentissement économique mondial.

Il a obtenu le stage en Chine rapidement, après avoir payé 4999 dollars à la CIIC Exp-China, une division du leader dans le domaine de services de ressources humaines en Chine – la CIIC (China International Intellectech Corporation). Pour cette somme, la société lui a permis d'obtenir un stage.

"La CIIC-Exp a été mise en place spécialement pour permettre aux stagiaires étrangers d'obtenir un stage en Chine», a dit à China Daily Tracy Cheng, la directrice générale de l'Exp CIIC-China.

Fondée en 1987 et basée à Beijing, la CIIC dispose de 79 filiales offrant un large éventail de services d'échange en matière de technologie et de talents couvrant 76 pays du monde.

"Ce que nous voyons, c'est une autre sorte de fuite des cerveaux. Les étudiants ou les aspirants professionnels dans les pays développés viennent en Chine pour faire partie des projets dans auxquels ils n'ont aucune chance de participer dans leurs pays d'origine», dit-elle.

"Selon nos études de marché, de nombreuses sociétés qui font partie du classement Fortune 500 ont réduit leurs budgets pour les ressources humaines, mais leurs entreprises en Chine ont été à l'abri du ralentissement mondial et ils ont encore besoin de cadres avec un profil international», a-t-elle dit.

«C'est pourquoi des stagiaires étrangers qui ne sont pas payés sont leur choix idéal", a-t-elle ajouté.
Elizabeth Newton, directrice adjointe de la Global Management Program (GMIX) à la Stanford Graduate School of Business, a affirmé que les étudiants de leur établissement ont commencé à montrer un intérêt croissant pour les entreprises chinoises au cours des dernières années.

"Le programme GMIX à la Stanford Business School encourage les étudiants à acquérir une expérience internationale de travail en leur faisant passer une partie de l'été en Chine", a-t-elle dit à China Daily dans une interview par e-mail.

"Cela est vrai en dépit de la crise financière, que ces domaines de travail en Chine sont très populaires auprès de nos étudiants», a-t-elle dit.

Eric Hu, assistant chargé des ressources humaines de Dräger Medical Equipment, a dit que les stagiaires étrangers sont de plus en plus populaires dans la mesure où plus de compagnies internationales s'implantent en Chine.

"En tant qu'une société allemande implantée en Chine, nous avons besoin des stagiaires occidentaux qui pourraient s'adapter à notre culture d'entreprise très rapidement", a-t-il dit.

Un avocat surnommé Liu, du Cabinet d'avocats pékinois Longan a déclaré que des stagiaires étrangers peuvent permettre à une société chinoise d'être plus diversifiée.

"Les stagiaires étrangers élargissent l'esprit de mon équipe de travail pour faire des plans stratégiques des marchés internationaux", a-t-il dit.

"La Chine est devenue la troisième plus grande économie (après-Unis et le Japon) en 2008, et le pays a besoin de plus de diversité internationale pour se développer davantage", a-t-il dit.

Cependant, la barrière de la langue est l'un des problèmes auquels les stagiaires étrangers doivent s'attaquer.

"C'était facile de me déplacer à l'extérieur sans la connaissance du cantonais ou du putonghua (mandarin). Mais je trouve qu'au bureau, ce serait un grand avantage avec le temps d'être capable de m'exprimer dans l'une de ces langues", a dit à China Daily Lydia B. Jett, âgée de 28 ans, étudiante en MBA à Stanford Graduate School of Business.

Elle a été stagiaire dans des compagnies financières de Hong Kong et de Shanghai au cours des derniers mois.

"Comme l'économie aux États-Unis est en train de subir une dépression, je pensais que la Chine serait un endroit intéressant pour continuer à voir la croissance, bien qu'elle y soit modérée, a-t-elle dit.

"Comme j'ai fait la demande pour des emplois à temps plein après l'obtention du diplôme, mon expérience de travail en Chine m'a aidé à mieux comprendre la dynamique de l'économie et de développement immobilier dans ce pays et de comprendre l'importance des différences culturelles entre nos deux pays», a-t-elle ajouté.

Shanghai et Beijing sont les villes les plus populaires pour les employés étrangers, et ces derniers montrent également de l'intérêt pour des stages à Guangzhou et à Shenzhen, selon une recherche de CIIC-Chine Exp.

La recherche indique également que 77 % des étudiants étrangers préfèrent un programme de stage de 10 à 12 semaines en moyenne.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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