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Français>>Vie SocialeMise à jour 21.08.2009 13h09
Publication de la liste des villes les plus chères du monde

La Banque helvétique UBS (Union de Banques Suisses) a publié récemment les résultats d'une enquête effectuée en tenant compte des prix des biens et services, des salaires, des prélèvements obligatoires, de la durée du travail et du pouvoir d'achat dans 73 villes les plus représentatives en 2009 sur tous les continents et il s'avère que parmi les dix villes les plus chères du monde, huit sont des villes européennes, mais il est démontré en même temps que les salaires bruts les plus élevés sont dans ces villes européennes-là.

La banque suisse a mené son étude en mars et en avril dernier et a établi son classement sur la base des prix de 122 biens et services dans les 73 importantes villes du monde. Les résultats définitifs de l'enquête établissent le classement suivant des dix premières villes les plus onéreuses du monde pour cette année : Oslo (Norvège), Copenhague (Danemark), Zurich (Suisse), Genève (Suisse), Tokyo (Japon), New York (Etats-Unis), Helsinki (Finlande), Vienne (Autriche), Paris (France) et Dublin (Irlande). Parmi ces dix villes, en dehors de Tokyo et de New York, toutes les autres sont des villes européennes. Du fait de la dévaluation du Livre sterling, la capitale britannique Londres qui était au deuxième rang au Palmarès 2006, a reculé à la vingtième place cette année et elle se trouve ainsi avec la capitale belge Bruxelles au niveau moyen des villes de l'Europe occidentale.

L'enquête en question dont les résultats sont publiés tous les trois ans montre que les cinq premières villes dont le salaire après impôts des habitants est le plus élevé du monde sont par ordre les suivantes : Zurich, Genève, New York, Oslo et Los Angeles. Les cinq villes dont le pouvoir d'achat des habitants est le plus élevé du monde sont par ordre les suivantes : Zurich, Sydney, Luxembourg, Dublin et Miami. Par suite des effets de la crise financière et économique, le pouvoir d'achat des habitants s'est affaibli dans la plupart des villes européennes, c'est pourquoi les importantes villes européennes, telles que Bruxelles, Paris, Amsterdam et Francfort, n'ont pas pu accéder aux dix premiers rangs du palmarès quant au pouvoir d'achet de leurs habitants.

Pour ce qui est de la durée du travail, l'enquête démontre que la durée moyenne annuelle du travail de chaque habitant dans le monde se situe à 1.902 heures et que les Cairotes de la capitale égyptienne bossent le plus en travaillant en moyenne chacun chaque année 2.373 heures et ils sont suivies des habitants de Séoul, de la Corée du Sud, avec chacun 2.312 heures. Les Français sont à l'inverse les champions du temps libre. C'est à Lyon et à Paris que l'on passe le moins de temps au travail, respectivement 1.582 et 1.594 heures par an.

L'étude a aussi recourt à des moyens de mesure plus inattendus, comme l'indice « Big Mac », l'idée étant de calculer combien de temps il faut travailler dans chaque ville pour acheter un produit le plus uniforme possible et disponible partout avec la même qualité. Alors qu'à Chicago, Tokyo ou Toronto, 12 minutes suffisent, un habitant de Caracas doit trimer 2 heures 06 pour se payer le fameux hamburger. Même chose pour un « IPod Nano », les chiffres sont tout aussi éloquents, 9 heures de travail suffisent à Zurich et à New York, 15 heures sont nécessaires pour les Parisiens, 78 heures pour les habitants de Sofia, capitale de la Bulgarie, 160 heures à Nairobi, capital du Kenya, et une vingtaine de jours à Mumbaï, en Inde, pour acheter un baladeur dans un magasin Apple.

Au-delà du fossé Nord-Sud, qui n'est pas vraiment une surprise, des disparités importantes existent en Europe. Par exemple, le panier de marchandises composé de 95 biens et de 27 services, pris comme référence par l'étude, est environ 35% moins cher dans les villes des Etats membres d'Europe orientale que dans les métropoles occidentales. A titre de comparaison, la différence de prix entre l'Europe de l'est et de l'ouest s'élevait à 38% en 2006, tandis que les citadins de l'Europe de l'Ouest gagnent un salaire qui est à peu près le triple de ceux de l'Europe de l'Est. Le fossé se comble, mais lentement. Les statistiques démontrent en outre qu'en Suisse, les prix des denrées alimentaires sont plus élevés de 45% par rapport au niveau moyen des autres pays de l'Europe occidental, que Zurichois et les Genevois paient en moyenne 20 % de plus que les autres citadins européens pour se loger et se nourrir, mais qu'en contrepartie, ils reçoivent les salaires les plus élevés au monde.

Sur le palmarès en question figurent trois villes chinoises, à savoir, Hong Kong, Shanghai et Beijing, lesquelles sont classées respectivement à la 28ème, 41ème et 52ème place. Pour ce qui est de l'Asie, Tokyo se maintient dans les premières positions, ce qui n'est pas le cas des autres villes asiatiques. Il n'existe aucun autre continent où l'écart de prix entre la ville la plus chère et la ville la moins chère soit aussi élevé qu'en Asie. Alors que Tokyo compte parmi les cinq villes les plus chères du monde, Kuala Lumpur de la Malaisie, Manille des Philippines, ainsi que Delhi et Mumbai de l'Inde se trouvent en queue de peloton.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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