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Français>>Vie SocialeMise à jour 27.08.2009 11h21
Des cols blancs qui se livrent à la vente au déballage pour augmenter leur revenu

Etre cols blancs pendant la journée et pratiquer la vente au déballage le soir.

De nos jours à Guangzhou, grande métropole de la Chine méridionale, on rencontre à tout moment dans la rue, que ce soit à la bouche du métro, en-dessous ou au-dessus des passerelles qui enjambent les routes ou sur les trottoirs et angles des rues, des gens qui pratiquent le commerce d'objets déballés et exposés au sol pour être vendus et la plupart d'entre eux sont des jeunes habillés correctement et à la mode qui vendent des objets conformes surtout au goût du jour des jeunes hommes et des jeunes filles, tels que sacs, habits chaussures, petites parures, … etc. Du fait que la crise financière et économique sévit à travers le monde, cet état de chose dure depuis fin de l'année dernière jusqu'à présent. Parmi les gens qui pratiquent ce genre de vente, nombreux sont des cols blancs qui travaillent dans les bureaux. Le matin, ils arrivent à l'heure au bureau, puis, ils remplissent correctement et assidûment leur tâche de toute la journée. Ils sortent de leur travail à la tombée du jour et en un clin d'œil ils deviennent de petits commerçants rusés, finauds et astucieux. Certains viennent même avec leur voiture privée, laquelle une fois arrêtée et la porte de la malle arrière ouverte, cette dernière devient un éventaire en plein air sur lequel sont posés divers articles et objets de vente. Ce genre de pratique de vente est tout-à-fait différent de la vente au déballage et de la vente à l'éventaire d'autrefois qu'on se souvient encore.

Un site web a effectué dernièrement une enquête qui a visé 1.463 jeunes cols blancs et les résultats de l'enquête montrent que sous les effets de la crise financière, plus de 60% des cols blancs qui ont fait l'objet de l'enquête ont pris l'initiative de se mettre à la recherche, en dehors de leur travail du bureau, d'une activité secondaire afin de pouvoir accroître un peu leur revenu. L'enquête démontre que les jeunes qui commencent leur carrière ont un salaire peu élevé, alors qu'ils dépensent sans compter. C'est pourquoi de plus en plus de jeunes acceptent l'idée de profiter de l'occasion pour pratiquer une occupation subsidiaire, ce qui leur permettra non seulement de subventionner les dépenses familiales, mais en outre à avoir de l'argent à mettre de côtés.

Lorsqu'on a la bourse plate et qu'on a plus de l'argent de poche, on pratique alors la vente au déballage.

Après avoir obtenu son diplôme de fin d'études universitaires, Xiao Xiao s'est fait embauchée dans une entreprise avec un salaire mensuel de moins de 2.000 yuans, une somme qui est loin de répondre à ses besoins et elle devient ainsi une vraie 'yue guang zu' (月光族) (les gens qui n'ont plus rien à dépenser à la fin de chaque mois). Plusieurs de ses amies lui proposent alors de pratiquer à la sortie du travail la vente au déballage et elle commence alors à faire le commerce de vêtements. « En pensant que j'ai reçu quand même une éducation supérieure, je ressentais au début de la honte et de l'humiliation et je pensais qu'il me fallait sauver quelque ma face et ménager un peu mon amour-propre, c'est pourquoi je me coiffais d'un bonnet et portais des lunettes de soleil, ce qui faisait que crûrent que j'étais une malvoyante, ce qui avait suscité parfois des malentendus, ainsi que de grossières gaffes et méprises qui faisaient rigoler les gens. Puis, tout s'est arrangé peu à peu et je pouvais gagner alors plus de 3.000 yuans et mon revenu annuel a même atteint au maximum 60.000 yuans, ce qui est pour moi une somme assez coquette et rondelette ! ». Par la suite, elle pense qu'il vaut mieux louer un local pour ouvrir une boutique. Elle agit vite et engagea une jeune fille pour qu'elle l'aide à faire les affaires quand elle travaille au bureau. Lorsqu'il y a des stocks morts dans sa boutique, elle les choisit et les apporte dans la rue pour les vendre au déballage et le résultat c'est que non seulement tous ces produits en stock sont vendus, elle gagne en plus des profits. Depuis, elle agit ainsi dès qu'elle constate qu'il y a des stocks. Elle dit : « D'après mon expérience, il est facile de gagner de l'argent en pratiquant la vente au déballage. C'est surtout un bon choix pour celui qui a la bourse plate et qui n'a plus de l'argent de poche, et particulièrement en ce moment où les cols blancs tels que nous éprouvent des difficultés pour joindre les deux bouts et de plus en plus de pression dans la vie et dans le travail. »

Aller vendre des objets au déballage en conduisant sa voiture.

L'internaute qui porte le nom de 'Lin Xiaoyang' est dans une situation sociale et financière meilleure que Xiao Xiao, car elle conduit sa voiture pour aller faire le même commerce. « Moi, je suis une fille de la génération post-80 (née après les années 80). J'ai acheté une voiture, mais il me faut de l'argent pour pourvoir à ses réparations et sa maintenance et je ne veux pas compter sur l'aide de mes parents, c'est la raison pour laquelle je me suis décidée à m'exercer au commerce en utilisant la malle arrière de la voiture. J'ai fais confectionner une planche mousse noire comme fond et une autre planche sur laquelle est peinte un visage tout souriant pour accrocher les articles de vente. Puis, j'ai contacté deux fabricants de petits objets de parure et j'ai procédé en ligne aux choix de ces derniers. Deux jours plus tard, tout ce que j'ai commandé m'a été livré à domicile. C'est ainsi que j'ai commencé ma nouvelle vie en pratiquant la vente au déballage …… ».

Lin Xiaoyang a dit que le premier jour où elle a commencé ce travail, elle était tellement tendue, excitée et énervée qu'elle n'a pu faire démarrer sa voiture durant à peu près une heure. Puis elle a pris son courage à deux mains et l'a conduit à côté de l'entrée d'une grande école et l'a stationné le long du trottoir. « Il était alors vingt et une heure et demie du soir. J'ai allumé une lampe que j'ai apportée, j'ai ouvert le coffre arrière de ma voiture, lequel est devenu ainsi un éventaire multicolore de divers petits articles, c'était vraiment beau et magnifique à voir et un grand nombre d'étudiants attiré par le spectacle se sont pressés avec curiosité devant l'étalage et ont commencé à choisir ce qu'ils désirent. J'étais tellement affairée que je n'avais plus moyen de penser à autre chose. Une heure plus tard, c'est-à-dire vers vingt deux heures trente, j'ai décidé de défaire mon étalage et de rentrer chez moi. J'ai fais le compte de mon gain : 295 yuans pour un soir, en réalité en une heure seulement. Une somme plutôt coquette et j'en ai éprouvé une assez grande satisfaction ! »

Dans son 'journal de commerce au déballage', Lin Xiaoyang a écrit : lorsqu'on se livre au boursicotage, on n'a qu'à s'asseoir devant son ordinateur et déplacer la souris pour pouvoir gagner ou perdre des milliers de yuans. Ce n'est pas la même chose pour la vente au déballage. Lorsqu'on reçoit dans la main les billets de banque encore imprégnés de la chaleur de l'acheteur, on pense alors ‘c'est de l'argent pour m'acheter de la nourriture' et on éprouve tout particulièrement un sentiment de satisfaction de soi-même en goûtant à la vie dure, mais active et laborieuse.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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