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Français>>Vie SocialeMise à jour 06.05.2010 11h06
Beijing est-elle une ville internationale ?

Beijing est-elle déjà une ville internationale ? il y a, sans aucun doute, des centaines de facteurs culturels scientifiques et pseudo-scientifiques que ceux qui réfléchissent sur cette question avanceront pour fournir une réponse raisonnée. Mais la réponse, courte, et si l'on s'en tient aux statistiques est un non, clair et net.

Il y a environ 110 000 ressortissants non chinois qui vivent dans la capitale plus de six mois par an, la plus grande partie étant des gens qui travaillent ou des étudiants, au nombre de 40 000 et 30 000 respectivement. La plupart des autres sont des diplomates ou des touristes qui restent pour un long séjour, n'ayant ni visa de travail ni visa d'études.

D'après les chiffres les plus récents, la population actuelle de Beijing se monte à 22 millions d'habitants, ce qui veut dire que les non-Chinois ne représentent qu'environ 0,5% de la population. Comparé avec la ville internationale typique, Londres, dont plus de 30% de ses habitants sont nés à l'étranger, et New York, où ce chiffre est de plus de 20%, il n'est pas faux de dire que Beijing a encore beaucoup de chemin à faire.

Certains experts chinois ont laissé entendre qu'il faudrait au moins 10% de residents nés à l'étranger pour que Beijing puisse être qualifiée de ville internationale.

Mais tirant de ma conception personnelle de ce qui fait qu'une ville est internationale, cependant, il est certainement très clair que Beijing fait de grands pas vers la diversité culturelle.

La variété de la nourriture qu'on peut trouver maintenant dans la capitale est sans aucun doute la preuve d'une intégration croissante des cultures étrangères.

Il y a des centaines de restaurants un peu partout dans la ville qui couvrent tous les styles culinaires, des spécialités d'Europe aux gourmandises moyen-orientales et aux plats africains. De fait, ne pas trouver de restaurant susceptible de satisfaire vos goûts culinaires internationaux tient du tour de force.

Les résidents étrangers n'ont désormais plus besoin de compter entièrement sur un petit nombre de boutiques de produits occidentaux importés quand ils ont le mal du pays, car nombre d'épiceries de quartier ou de supermarchés ont en rayon des articles occidentaux "quotidiens" comme du pain et du fromage corrects.

Le nombre de boutiques de spécialités culinaires de Beijing a augmenté, et elles ne fournissent pas que la seule communauté expatriée. Dans certains cas, la queue à la caisse ne compte que quelques occidentaux, mais elle est en général remplie de clients chinois.

Mais la variété de la nourriture disponible dans le quartier central des affaires n'est pas complètement représentative de la capitale, et la nourriture n'est jamais qu'un petit indicateur de la diversité culturelle.

La diversité culturelle est une bonne chose. La prolifération de nourritures variées est sans doute un avantage, mais davantage d'idéaux de nature globale est aussi bénéfique à n'importe quelle ville ; la diversité culturelle peut aussi apporter de nouvelles idées, stimulant ainsi plus encore l'innovation et la concurrence ici, à Beijing.

Cela peut se traduire dans plus de choix pour le consommateur, plus d'emplois et de vivacité économique, ainsi qu'une vue générale plus ouverte sur le monde, pour ne citer que quelques points positifs.

Cependant, une course vers le statut de ville internationale peut aussi avoir ses inconvénients. Il est particulièrement important de continuer à s'accrocher à son propre héritage culturel et d'en faire la promotion, tout en accueillant les autres cultures du monde. La Chine a une histoire riche et variée. C'est important de la protéger.

S'acharner à poursuivre des politiques destinées à favoriser le multiculturalisme, ce qui veut apparemment dire faire la promotion de cultures différentes sans tenir compte de la population locale, n'est pas sans dangers. Accueillir les bons côtés des autres cultures ne doit pas vouloir dire rejeter l'histoire et les idéaux nationaux.

Ainsi, le soutien du Gouvernement britannique au multiculturalisme, et l'augmentation massive de l'immigration qu'a connu le pays de ce fait, a eu pour résultat un sentiment de gêne au sein des communautés craignant la disparition des traditions locales ainsi qu'une ghettoisation croissante des immigrés. La diversité est devenue un sujet politique et le résultat a été que l'harmonie sociale en a souffert.

Certains commentateurs attribuent l'agitation sociale et la montée de parties politiques racistes ces dernières années à la promotion du multiculturalisme à tout crin. Il est totalement inacceptable que des politiques aient conduit certaines personnes à voir des aspects négatifs dans la célébration de la diversité culturelle.

Cet exemple montre clairement combien il est important de garder en permanence un oeil sur l'histoire culturelle et de faire rimer les bénéfices de la diversité avec les sentiments locaux, une chose que les autorités devraient toujours garder en mémoire.

Une visite au " Village" de Sanlitun à Beijing peut parfois donner l'impression de se retrouver aux Etats-Unis, semblant ainsi contredire la petite taille de la population non chinoise de Beijing. Mais cela est dû aux nombreuses sociétés étrangères qui ont leur siège dans le quartier des affaires, le Central Business District.

La leçon est claire, cependant : il ne faut pas se précipiter pour devenir une ville internationale. Des progrès lents, mais sûrs, dans l'adoption d'une diversité culturelle, en même temps que la protection du patrimoine national est une bonne chose pour toutes les personnes que cela touche.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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