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Français>>Vie SocialeMise à jour 23.08.2010 14h28
Le bouchon sur l'autoroute entre dans son neuvième jour et atteint désormais 100 km

Les autorités chargées du trafic s'affairent encore sur l'embouteillage qui dure depuis des jours sur une autoroute nationale majeure, neuf jours après que le trafic ait ralenti à un rythme d'escargot, et les résidents des environs profitent de cette aubaine pour faire payer la nourriture au prix fort aux conducteurs.

Depuis le 14 août, en effet, des milliers de camions à destination de Beijing ont à nouveau engorgé l'autoroute, et le trafic s'étend désormais sur plus de 100 km entre Beijing et Huai'an, dans la province du Hebei, et Jining, en Mongolie Intérieure, a rapporté dimanche la Radio Nationale Chinoise.

D'après l'émission, des petits incidents de la circulation et des voitures en panne ont encore aggravé l'embouteillage.

« Des capacités de circulation insuffisantes sur l'Autoroute Nationale 110, causées par des travaux de maintenance depuis le 19 août sont la raison majeure de cette congestion », a déclaré dimanche au Global Times un responsable des relations publiques du Bureau de Gestion du Trafic de Beijing, sous couvert de l'anonymat.

Selon les règles actuelles relatives au trafic, l'Autoroute Nationale 110 (G110), qui part vers le Nord-Ouest depuis Beijing vers Zhangjiakou, dans la province du Hebei, et qui ensuite se dirige directement vers l'Ouest, est autorisée aux camions disposant d'une capacité de transport de huit tonnes et plus. La route a été fortement endommagée du fait d'un plus fort volume de poids lourds.

Ce mois-ci, il y a eu davantage de camions transportant des charges excessives de charbon ou de fruits, pourtant la section de Beijing de l'Autoroute Beijing-Tibet n'est normalement accessible qu'aux camions d'un poids de moins de quatre tonnes.

La congestion devrait durer pendant au moins un mois, les travaux d'entretien devant s'achever le 13 septembre.

Les embouteillages et la sécurité routière sont devenus des soucis majeurs pour les conducteurs chinois.

Pour les conducteurs, endurer les embouteillages sur l'Autoroute Beijing-Tibet n'a rien de nouveau. Lors d'une scène similaire au mois de juillet dernier, le trafic a déjà été réduit au pas pendant près d'un mois.

Certains ont tué le temps en jouant aux cartes, tandis que d'autres restaient là à ne rien faire.

Lors de la dernière période d'embouteillages sur la section de Huai'an, un chauffeur de camion du nom de Huang a dit qu'il avait « doublement » souffert.

« Pendant que j'attendais dans le bouchon, le prix des nouilles instantanées a atteint quatre fois son prix normal », a-t-il dit.

« Il n'y a pas que le bouchon qui m'a gêné, mais aussi ces vendeurs », a-t-il plaisanté, demandant de l'aide pour survivre sur cette route.

Wang, qui conduit un camion de charbon de Hohhot à Tianjin, a quant à lui été bloqué trois jours et deux nuits sur la section de Huai'an.

« On nous conseille de faire un détour, mais moi je préfère rester ici, car sinon j'aurai plus de distance à faire et cela augmentera mes coûts », a-t-il dit.

Le nombre de routes du Nord-Ouest de la Chine vers Beijing est limité, se plaint-il, demandant aussi « pourquoi devrais-je acquitter le péage ? ».

L'Autoroute Beijing-Tibet et la G110 sont deux des artères majeures menant à Beijing.

Certains prennent la chose sur un ton plus léger, disant, au sujet du bouchon permanent sur l'autoroute Beijing-Tibet, que « des concerts devraient être organisés chaque week-end sur chaque zone bouchée, afin de soulager le mal du pays ».

« Nous avons déjà envoyé des policiers de la circulation sur l'embouteillage », a dit ce responsable anonyme du Bureau de Gestion du Trafic de Beijing, ajoutant que la police de la circulation resterait sur place 24 heures sur 24 pour guider la circulation jusqu'à ce que le problème soit résolu.

Quelque 400 policiers de la circulation sont en service afin de maintenir l'ordre et d'éviter des accidents ultérieurs.

Certaines critiquent rendent une mauvaise organisation de la circulation et une réglementation inefficace responsables de l'aggravation des embouteillages.

« S'il n'y a aucun bouchon dans la ville, ça sera vraiment une nouvelle », dit Niu Fengrui, Directeur de l'Institut pour les Etudes Urbaines et Environnementales à l'Académie chinoise des Sciences sociales.

« Notre gouvernement devrait augmenter le rythme de construction des infrastructures urbaines et mettre de l'argent sur la table », a-t-il dit.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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