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Français>>Vie SocialeMise à jour 08.09.2010 16h47
Une intoxication aux écrevisses pourrait cacher une grave maladie musculaire

Plus de vingt Chinois, tombés malades après avoir mangé des écrevisses, souffrent des effets de la maladie de Haff, une maladie rare souvent associée à la consommation de poisson, ont annoncé mardi des experts chinois du contrôle des maladies.

Vingt-trois habitants de Nanjing, capitale de la province du Jiangsu, dans l'Est de la Chine, sont tombés malades à la fin du mois de juillet, souffrant de douleurs dans le dos et à la taille.

Les symptômes rapportés par les patients, comme des douleurs articulaires et musculaires sans fièvre, ou une paralysie neurale, concordaient avec ceux de la Maladie de Haff, ont annoncé mardi à Nanjing, lors d'une conférence de presse, des experts du Centre Chinois pour le Contrôle et la Prévention des Maladies et du Comité de la Sécurité Alimentaire de Nanjing.

« La Maladie de Haff touche habituellement des patients qui ont mangé des produits aquatiques dans les 24 heures précédentes », a précisé Wu Yongning, chercheur à l'Institut pour la Nutrition et la Sécurité Alimentaire, qui dépend du Centre Chinois pour le Contrôle et la Prévention des Maladies.

« Les experts médicaix du monde entier n'ont pas encore découvert la cause exacte de cette maladie », a-t-il ajouté.

On pensait précédemment que la cause de l'empoisonnement était due à des résidus excessifs d'un produit chimique, l'acide oxalique, qui serait utilisé de manière illégale pour nettoyer les écrevisses.

Cette intoxication liée à des écrevisses a une fois de plus éveillé une inquiétude généralisée chez les consommateurs chinois au sujet de la sécurité alimentaire.

Pourtant, les experts du Centre Chinois pour le Contrôle et la Prévention des Maladies et ses branches de Beijing et du Jiangsu n'ont pas trouvé la moindre trace de ce produit chimique, que ce soit dans les écrevisses ou dans les échantillons de sang des patients, a dit M. Wu.

Parmi les personnes touchées, 22 ont déjà récupéré et ont pu sortir de l'hôpital, une seule restant encore hospitalisée pour poursuivre son traitement.

La Maladie de Haff est une variante inexpliquée de la rhabdomyolyse, qui provoque un gonflement puis un écrasement de la masse musculaire, avec de possibles défaillances rénales, voire la mort, a précisé M. Wu.

La maladie a été découverte pour la première fois en 1924 en Europe sur la plage de Haff, en Mer Baltique, et depuis lors, 1 000 patients ont été identifiés comme en ayant été victimes.

En 2000, six habitants de Beijing avaient également été frappés de la Maladie de Haff après avoir consommé des écrevisses.

« Il est possible que ce soit la toxine contenue dans certaines écrevisses qui ait causé la maladie, car d'autres personnes qui avaient mangé des écrevisses avec les malades n'ont pas été touchées », a encore dit M. Wu.

Il suppose qu'un petit nombre d'écrevisses pourraient être porteuses d'une toxine inconnue, qui pourrait provenir d'une certaine zone des eaux, mais tout cela ne peut encore être prouvé avec certitude.

L'équipe a proposé des conseils et des méthodes de surveillance afin d'éviter la survenance d'autres cas. Les services locaux de la sécurité alimentaire ont également été requis de surveiller étroitement toute éventuelle irruption afin de pouvoir enquêter sur les causes exactes.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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