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Français>>Vie SocialeMise à jour 08.10.2010 15h57
La Chine a attrapé la « maladie urbaine », influençant gravement la qualité de la vie des habitants

"Vous sentez-vous heureux dans les grandes villes?", cette discussion devient un sujet de conversation très populaire dans les grandes villes chinoises comme Beijing et Shanghai. La vie incommode dans les grandes villes rend perplexe de nombreux citoyens.

Une petite pluie et de nombreuses visites entre amis et à la famille ont causé lors du week-end précédent la fête de la lune un grand embouteillage à Beijing. Jusqu'à présent les « victimes » ne sont pas encore revenues de leur frayeur en racontant leur histoire sur Internet, "Je n'ai avancé que de 200m en une demi-heure.", "J'ai été bloqué sur la route après le travail pendant plus de 6 heures."...
 
Aujourd'hui dans les grandes villes chinoises comme Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen etc, plusieurs problèmes, par exemple, la congestion du trafic, la pollution de l'environnement, la difficulté d'inscription dans les écoles maternelles et celle de consulter un médecin torturent les citatins.

Ces problèmes dûs à une concentration excessive dans les grandes villes ont maintenant un nom simple, la "maladie urbaine".

Les grandes villes chinoises comme Beijing, Shanghai, Guangzhou et Shenzhen sont les lieux où l'économie est la plus florissante et les ressources les plus centralisées, mais la vie des habitants y semble de moins en moins confortable. La "maladie urbanie" affecte gravement la qualité de la vie des habitants. On a même déclaré que la Chine était déjà entrée dans la période d'explosion de cette maladie.

Une expansion urbaine sans limite
  
En juillet la CCPPC de Beijing a publié un rapport sur la comparaison entre la population et les ressources de la capitale chinoise, indiquant qu'à la fin de l'année 2009, la population permanente de Beijing a atteint 19,72 millions de personnes, qui est beaucoup plus que ce qui était prévu par le "Onzième plan quinquennal", selon lequel le chiffre devait être limité à 16,25 millions.

L'augmentation très rapide de la population cause plusieurs genres de pression à Beijing. Bien que les transports en commun se développent rapidement, il ne peuvent pas satisfaire la demande du fait de l'accroissement de la population.
  
L'autre conséquence provoquée par les transports publics insuffisants, c'est l'explosion des voitures circulant à Beijing. En août 2003, les automobiles de Beijing ont dépassé 2 millions, puis en mai 2007, le chiffre a atteint 3 millions, puis 4 millions en 2 ans 7 mois. Et en quelques mois seulement, le nombre de voiture s'est élevé à 4,5 millions. On prévoit même qu'en 2015, il y aurait 7 millions de véhicules roulant à Beijing.

Dans l'autre domaine, le nombre des élèves accompagnant leurs parents qui travaillent à Beijing a augmenté de 90 000 (en 2000) à 418 000 (2009), soit 40% des élèves au total, dont 66.9% font leurs études dans les écoles publiques. Dans certains arrondissements plus de la moitié des dépenses éducatives sont faites pour assurer l'éducation de ces élèves.

De plus, la contradiction entre les habitants et les ressources devient de plus en plus aigue. Une enquête effectuée par la CCPPC de Beijing révèle que 98% de l'énergies est transportée depuis la province. Les ressources en eau de Beijing ne sont que 2,6 milliards mètres cubes, mais la ville en utilise en moyenne 3,6 milliards par an. Si la population ne cesse pas d'augmenter, l'approvisionnement fourni par l'adduction d'eau du sud au nord sera totalement consommé.

Ces problèmes touchent aussi Shanghai, où la population permanente a atteint 19,2132 millions de personnes, contre 14 millions d'habitants pour Guangzhou. La vie quotidienne des citadins est beaucoup touchée par les problèmes sociaux causés par l'augmentation rapide de la population.

La Chine se trouve maintenant à un pic d'urbanisation. Selon des statistiques publiées par l'Académie chinoise des sciences sociales, le taux d'urbanisation chinois n'était que de 46.6% (2009), inférieur au taux mondial moyen. Dans l'avenir, il y aura de plus en plus de grandes villes comme Beijing, Shanghai et Guangzhou.

Si les nouvelles mesures adéquates ne sont pas prises, les embouteillages, la pénurie d'eau, la pollution et la crise du logement apparaitront inévitablement.

"Beijing peut supporter au maximum 18 millions de personnes selon ses ressources et sa capacité. Mais maintenant le nombre de résidents permanents a dépassé 19 millions. Alors la maladie urbaine ne peut qu'apparaître.", a expliqué Wang Yukai, professeur à l'Académie chinoise de gouvernance.
 
Les raisons sont compliquées, selon M. Wang, « L'urbanisation en Chine présente une particularité : la centralisation dans des grandes villes. La stratégie de développement urbaine n'a pas été éprouvée par l'ajustement structurel et les villes se déploient sans limite." D'ailleurs, l'urbanisation de la Chine n'a pas réalisé l'intégration urbaine-rurale. Entre les zones urbaines et rurales il n'existe pas une libre circulation des ressources, cela a provoqué un écart entre les zones urbaines et rurales. Résultat, les gens continuent d'affluer vers les grandes villes.

Les infrastructures de la Chine ne sont pas équilibrées. Dans les grandes villes elles sont parfaites mais dans les petites et moyennes villes, elles laissent à désirer. Cette différence oblige les Chinois à affluer vers les grandes villes. Un grand nombre de provinciaux inondent les grandes villes et la vie des autochtones des grandes villes en est certainement affectée. Dans ce procesus, la sécurité sociale n'a pas suivi en parallèle. C'est pourquoi les « immigrés » de l'intérieur ne se sentent pas à l'aise et que la qualité de vie des autochtones baisse aussi.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
la maladie urbaine est une des conséquence de la surpopulation c'est le monde entier qui e...
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