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Français>>Vie SocialeMise à jour 24.11.2010 17h30
Les embouteillages touchent aussi le Toit du Monde

La capitale du Tibet, Lhasa, la ville sainte sur le « Toit du Monde », devient à son tour de plus en plus encombrée du fait d'un nombre croissant de familles ayant les moyens financiers d'acheter une voiture.

« C'est vraiment un casse-tête de conduire durant l'heure de pointe, parfois vous devez attendre trente minutes à un croisement », a dit Tashi, conducteur de camionnette, qui, comme de nombreux Tibétains, n'a pas de nom de famille.

Tashi voyage plusieurs fois par jour entre un marché d'épicerie en gros situé au coeur de Lhasa, près du Palais du Potala, et une rue de l'alimentation située en périphérie, transportant des légumes et autres articles d'épicerie sur sa camionnette. « C'était jamais bouché comme ça avant », a-t-il dit.

Lhasa compte à présent plus de 100 000 véhicules à moteur sur ses quelque 50 km de voies urbaines. Et 80% d'entre elles sont des voitures privées, d'après le Bureau des Statistiques de la ville.

Cette flotte de voitures en expansion est l'un des indicateurs les plus apparents de la croissance économique locale. Le PIB de Lhasa a augmenté de 15,5% par an en moyenne pour atteindre 15,43 milliards de Yuans (2,32 milliards de Dollars US) l'année dernière.

L'année dernière, le revenu moyen par tête a atteint 15 114 Yuans.

Mais, bien trop rapidement, les conducteurs locaux ont fait l'expérience du calvaire d'être pris dans de longues queues, ou de ne pas pouvoir bouger ou se garer.

Tsering, qui travaille à l'Association Régionale des Handicapés du Tibet, se souvient de la frustration d'avoir été immobilisé pendant une demi-heure sur un parking près d'un fast-food en ville, alors qu'il n'avait eu besoin que de vingt minutes pour manger.

Quand le plus grand centre commercial de Lhasa s'est ouvert sur une artère commerçante très fréquentée située à l'Est du Palais du Potal samedi dernier, l'endroit a été bloqué par les voitures. « Notre parking peut accueillir 120 voitures. Mais aux moments les plus chargés, il y en a près de mille qui attendent pour se garer », a dit un employé du parking.

Il a précisé que les frais de stationnement étaient de 2 Yuans par heure. Dans certaines grandes villes comme Shanghai, cependant, le prix a été monté à 15 Yuans par heure dans les zones les plus fréquentées, afin de soulager le flux du trafic.

Le Vice-maire de Lhasa, Wang Hui, a annoncé que 54 parkings, comprenant au total au moins 10 000 places, seraient construits dans les deux années qui viennent pour satisfaire une demande croissante.

D'autres initiatives ont été suggérées pour faire face à ces encombrements.

Kunga Dondrup, conseiller auprès du corps de conseil politique du Tibet, avait suggéré un peu plus tôt cette année que les autorités restreignent la circulation par le moyen d'un système de plaques d'immatriculation pair-impair, comme Beijing l'a fait pendant plus de deux ans.

« Il est nécessaire de limiter le flux de la circulation et de donner la priorité aux transports en commun », a-t-il dit lors d'une session annuelle de conseil politique à Lhasa. « En faisant ainsi, nous réduirons les encombrements et les émissions ».

L'année dernière, Lhasa a rapporté 87 tués sur les routes, en augmentation de 13% d'une année sur l'autre.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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