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Français>>Vie SocialeMise à jour 15.12.2010 13h22
La police arrête un chef d'entreprise pour esclavage

La police a interpelé hier soir le chef d'une usine chimique impliqué dans le dernier scandale d'esclavage du pays, et a libéré douze ouvriers souffrant de handicaps mentaux, qui avaient été vendus par un propriétaire d'asile dans la province du Sichuan. Ce dernier avait été arrêté le jour précédent.

Li Xinglin a été interpelé aux alentours de dix-huit heures à Chengdu, capitale de la province, a annoncé le porte-parole du comté de Toksun de la région autonome du Xinjiang lors d'une conférence de presse. Son usine chimique de matériaux de construction Jiaersi est en effet située dans la localité.

Son fils Li Chenglong a également été arrêté. Les deux hommes devraient bientôt être reconduits au Xinjiang, selon le secrétaire du Parti local, Yang Jin.

Zeng Lingquan est soupçonné d'avoir vendu des patients dont il était responsable dans un centre du comté de Quxian à l'usine de Li.

M. Yang a déclaré que le comté de Toksun a contacté Quxian pour s'assurer que les douze ouvriers libérés seront pris en charge.

Li Xingling et son fils ont fui en direction du sud-ouest dimanche, lorsque l'affaire a éclaté. Le fils et les douze ouvriers souffrant de handicaps mentaux ont pris un bus pour le Sichuan, selon M. Yang.

L'usine de Toksun a été fermée et une équipe y a été dépêchée pour enquêter. La femme de Li Xingling a également été placée en garde à vue.

L'entreprise, enregistrée le 16 juillet 2006, couvrait plus de 6 667 mètres carrés et produisait du talc en poudre et du sable de quartz.

Le 10 décembre, des journalistes du Xinjiang Metropolis News ont été prévenus que l'usine employait des handicapés cérébraux et sont allés interviewer le propriétaire au sujet de la pollution, comme prétexte pour découvrir les conditions sur place.

Des voisins ont déclaré que les usines similaires fermaient pour l'hiver tous les ans, et que leurs ouvriers recevaient au moins 150 yuans par jour de travail. Mais les ouvriers de l'usine Jiaersi travaillaient toute l'année sans salaire, affirme le journal.

Les journalistes ont trouvé le sol de l'atelier couvert de poussière épaisse, alors que les ouvriers ne portaient pas de masque. Ceux-ci présentaient des troubles cognitifs.

Li a déclaré que ses ouvriers venaient d'un refuge pour sans-abris du comté de Quxian. Mais le centre était en réalité une agence d'adoption pour handicapés physiques et mentaux, tenu par Zeng Lingquan, un fermier des environs. Le centre n'avait jamais entamé de procédure d'enregistrement auprès du Bureau des affaires civiles, selon Wang Yong, directeur du Bureau de Quxian.

« Il s'agit d'une organisation illégale à but lucratif, non d'un refuge ou d'une institution caritative », souligne Zhang Tao, directeur du Bureau des affaires civiles du Sichuan.

Si les personnes handicapées sont aptes au travail, elles peuvent obtenir un emploi auprès de la Fédération des personnes handicapées, explique Yuan Yiling, directeur adjoint de la section des affaires sociales du département civil provincial.

L'affaire a suscité l'indignation du public. En 2007, trente-deux personnes réduites en esclavage dans une briqueterie de la province du Shanxi depuis mars avaient été libérées deux mois plus tard. Une victime avait perdu la vie et dix-huit avaient été blessées durant cette période.


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Source: China.org.cn

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