Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>Vie SocialeMise à jour 20.12.2010 13h14
Les sites internet pornos basculent vers l'anglais pour contourner la censure

Alors que les sites pornographiques disparaissent peu à peu de l'internet chinois grâce à la campagne anti-vulgarité lancée par le gouvernement, certains survivent néanmoins en traduisant leur contenu en anglais afin d'échapper à la vigilance des censeurs.

Ces sites internet en anglais offrent des services de prostitution à domicile et vise en particulier les étrangers.

Une recherche sur les termes « Shanghai Massage » renvoie une liste de sites présentés dans un anglais relativement correct. L'utilisation de la langue de Shakespeare permet de passer sous le radar des censeurs qui focalisent généralement leurs efforts sur les sites en chinois.

Nombre de ces sites prétendent proposer des services de massage tout ce qu'il y a de plus légitime, mais les galeries photo des masseuses – toutes jeunes, à moitié nues et au corps bien fait – semblent indiquer quelque chose de différent. Les sites expliquent également aux clients qu'ils peuvent engager les jeunes femmes pour être leurs « compagnes dans cette ville solitaire ».

Le numéro de téléphone indiqué sur la page d'accueil offre un service 24 heures sur 24, mais n'est disponible qu'en anglais afin d'esquiver les questions des censeurs.

Lorsqu'un journaliste du Shanghai Daily a composé l'un de ces numéros en se faisant passer pour un touriste étranger, une manager de la compagnie « Sweet Massage » a indiqué pouvoir envoyer une escorte chinoise de 22 ans parlant couramment anglais, au domicile ou à l'hôtel du client, pour toutes sortes de services sexuels.

« Nous en avons des plus jeunes, 17 ou 18 ans, mais les filles de 22 ans sont plus mures et joueuses », précise la manager, refusant de révéler son nom.

Toujours selon la même personne, le tarif est de 1 000 yuans (115 euros) pour une fille, mais les clients peuvent payer 1 800 yuans pour deux, pour un « plaisir double ». Les filles sont « livrées » chez le client en 30 à 45 minutes dans Shanghai, selon l'emplacement.

En payant un supplément, les clients peuvent également choisir de ne pas porter de préservatif. « Il n'y a pas d'inquiétude à avoir concernant les maladies sexuellement transmissibles, car nos filles passent des examens médicaux réguliers chaque mois », précise la manager.

Cependant, lorsque le journaliste rappelle la même compagnie, cette fois en parlant mandarin, la personne à l'autre bout du fil prétend n'offrir que des services de massage classiques, avant de raccrocher.

Selon le site de Sweet Massage, la compagnie propose ses services à Shanghai, Beijing, Shenzhen et Guangzhou, mais n'officie que par téléphone, envoyant les filles chez les clients et expliquant ne pas avoir de salon de massage.

Un fonctionnaire auprès du Centre de dénonciation sur les informations internet illégales de Chine a indiqué au Shanghai Daily qu'une enquête serait menée concernant le site. Ce dernier sera fermé s'il y a des preuves d'activités illégales.

Le mois dernier, le centre a reçu 18 710 appels de citoyens concernant des sites internet illégaux, dont 52,6 % à caractère pornographique.

Source: China.org.cn

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
La Chine et l'Inde conviennent de sauvegarder la paix sur la frontière
Chine : les IDE en hausse pour le 16e mois consécutif en novembre
Ne pas céder l'Afrique à la Chine est une logique perverse
Pourquoi le « Made in China » est plus cher
Le football, symbole du combat de l'Afrique pour sa reconnaissance dans le monde (REPORTAGE)
Pourquoi y a-t-il moins d'embouteillages à Paris qu'à Beijing ?
« La plupart des Nations » s'opposent à la remise du Prix de la Paix à Liu Xiaobo