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Français>>Vie SocialeMise à jour 23.02.2011 16h20
Rester ou ne pas rester à Beijing ? Là est la question...

Avant la Fête du Printemps, mon ami Kai a quitté Beijing pour retourner dans sa ville natale de Wuxi, dans la Province du Jiangsu, pour ce qu'il espère être une vie meilleure. Il avait pourtant un travail décent dans une grande société comptable.

Un peu plus tard, Meng, une de mes camarades d'université, a offert un dîner d'adieu et est retournée chez elle, à Chengdu, capitale de la Province du Sichuan. Elle avait un travail très bien payé à Beijing avant de partir, mais elle a jeté l'éponge pour la simple raison qu'elle ne voulait plus passer trois heures dans les transports chaque jour pour se rendre à son travail. Et dans les mois qui ont suivi, deux autres de mes potes ont dit adieu à Beijing et sont retournés dans leur ville natale.

Bien qu'il me reste encore de nombreux amis autour de moi, je me trouve maintenant moi aussi face à un dilemme : est-ce que je reste ou est-ce que je pars ?

Quand mes amis m'ont annoncé leur décision, je n'ai pas pu trouver les mots pour les convaincre de ne pas partir. Après tout, chacun a le droit de chercher son propre bonheur, aussi je suis tout de même content de les voir ouvrir un nouveau chapitre de leur vie.

Je ne dirais pas que tous ceux qui habitent à Beijing se trouvent dans la même position, mais c'est tout de même un phénomène que l'on peut recontrer chez les jeunes adultes qui sont diplômés depuis un an ou deux.

J'ai essayé d'imaginer ce qui peut faire partir des gens de la capitale. Peut-être est-ce en partie parce qu'ils se rendent compte que la vie qu'ils imaginaient n'était en fait qu'un rêve.

Les jeunes peuvent d'abord être attirés par la prospérité de Beijing et ses infrastructures pratiques. Mais ils apprennent bien vite que c'est un endroit difficile à vivre pour ceux qui ne possèdent pas la force mentale nécessaire. Ils s'attendent à y trouver une flopée d'opportunités, mais quand ils commencent à chercher leur boulot idéal lors de salons de l'emploi bondés, alors ils se rendent compte que tout cela dépasse leur imagination. Et finalement, l'enthousiasme intial s'évanouit et la réalité, brutale, brise leur rêve.

Ne vous méprenez pas, il n'est pas dans mes intentions de dire que Beijing est une ville où l'argent est roi. Cela dit, pour les jeunes diplômés, trouver une place ici est loin d'être une partie de plaisir.

Ils n'ont pas les moyens de payer des loyers, trop élevés, et ils ne veulent pas rejoindre la tribu des esclaves de leur logement ou de ceux qui élèvent des enfants dans la ville. Et la compétition féroce qui existe sur le marché du travail constitue aussi un risque pour la santé de ces jeunes.

Une autre raison pour laquelle de plus en plus de gens choisissent d'aller vers des villes plus petites est due au fait que ces villes font des progrès rapides. D'après mon amie Meng, grâce au processus d'urbanisation, des enseignes comme Starbucks, BreadTalk, Ikea et Watsons, qu'on ne voyait avant que dans les plus grandes villes de Chine, ont commencé à se diffuser dans les villes de deuxième ou troisième rang, parce qu'elles ont bien compris que les villes petites et moyennes du pays offrent un plus gros potentiel commercial.

« En termes de conditions de vie, il n'y a pas photo entre Chengdu et Beijing », m'a t-elle dit. « L'atmosphère paisible de Chengdu et son rythme lent sont confortables et font envie. Quelle que soit la ville où tu vis, il y a un principe fondamental : suis ta petite voix intérieure ».

Oui. Suivez cette petite voix, et assumez ce choix.

L'auteur, Zhang Ling, est écrivain indépendant et habite Beijing.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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