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Français>>Vie SocialeMise à jour 01.03.2011 17h37
Les producteurs chinois de lait en poudre peinent à regagner la confiance des consommateurs

Un sondage organisé récemment par la télévision centrale de Chine (CCTV) révèle que 70 % des Pékinois rechignent à acheter des marques nationales de lait maternisé en raison de craintes sur leur sécurité sanitaire, malgré le dernier test officiel de l'Association des produits laitiers de Chine qui n'a trouvé « aucune différence significative » entre les produits chinois et leurs concurrents étrangers.

Li Tong, porte-parole d'un magasin de produits laitiers à Beijing, affirme que les produits importés représentent plus de 70 % de leurs ventes. Et cela n'est pas un phénomène limité à la capitale. Les consommateurs d'autres villes chinoises ne cachent pas non plus leurs doutes sur la qualité du lait en poudre national.

Wu Peiyan, jeune père de 27 ans vivant à Tianjin, confie qu'il n'envisagerait pas de donner autre chose à son fils que du lait produit outre-mer. « Nous voyons presque quotidiennement des reportages qui mettent en cause la sécurité des produits laitiers chinois, notamment du lait contaminé à la mélamine », explique-t-il, en ajoutant que son voisin l'a convaincu de se tourner vers les marques étrangères. « Pourquoi mettre en danger mon enfant ? Je dépense 500 yuans (55 euros) chaque mois dans les produits Mead Johnson. Cette marque importée me coûte mensuellement plus de 350 yuans qu'une marque chinoise, mais je ne vois pas d'autre choix ».

En 2008, du lait contaminé à la mélamine et d'autres produits chimiques ont entraîné la mort d'au moins six nourrissons et rendu malades plus de 30 000 enfants dans l'ensemble du pays. Le scandale a provoqué une panique nationale et s'est répercuté durablement sur la confiance des consommateurs. Le dernier incident date du début du mois de février 2011, lorsque les médias ont révélé que certains produits laitiers toujours sur le marché contenaient des protéines de cuir, un additif prohibé.

En novembre dernier, l'Administration générale du contrôle de la qualité, de l'inspection et de la quarantaine, a exigé que les producteurs du secteur présentent une nouvelle demande pour leurs licences. Song Kungang, président de l'Association des produits laitiers de Chine, explique que parmi les 139 entreprises détentrices de licences, environ 70 avaient obtenu un renouvellement du sésame le 24 février.

560 000 tonnes de lait maternisé ont été fabriquées en Chine en 2010, un chiffre en baisse de 12 % en un an. Les marques importées s'imposent rapidement sur le marché depuis 2008. De 40 %, leurs parts de marché frôlent à présent l'égalité avec leurs concurrentes chinoises. Les données des douanes montrent que le pays a importé l'an dernier 400 000 tonnes de lait en poudre, un nouveau record.

L'avocat pékinois Sang Liwei souligne que cette popularité croissante menace l'industrie laitière nationale. « Ces marques étrangères pourraient décider d'augmenter librement leurs prix lorsqu'elles domineront le marché. Cela nuirait au final aux consommateurs chinois ».

Source: China.org.cn

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