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Français>>Vie SocialeMise à jour 24.03.2011 08h41
Quel sera l'avenir de Beijing ?

Ces dernières années, un vent de construction souffle sur les villes anciennes. La Chine possède maintenant plus de 110 villes historiques et culturelles. Le célèbre savant chinois Tao Dongfeng les divise en trois catégories : les anciennes capitales des dynasties féodales, Beijing, Nanjing, Xi'an, ou encore Kaifeng ; des villes fortement occidentalisées comme Shanghai, Tianjin et Qingdao ; et les oubliées qui possèdent un patrimoine culturel limité.

M. Tao estime cependant qu'une telle sélection reflète mal la réalité. Selon lui, peu d'entre elles méritent le statut de ville historique et culturelle. Même certaines anciennes capitales ont perdu leur physionomie originale, encerclées par les grands édifices modernes.

Les villes historiques et culturelles se raréfient

Selon la Loi de la République populaire de Chine sur la protection des vestiges culturels, le statut de ville historique ou culturelle s'applique à une ville qui conserve un patrimoine culturel très riche et possède une très importante valeur historique et une signification révolutionnaire.

« Je ne trouve pas que cette définition soit complète. À mon avis, une ville historique et culturelle doit répondre à deux conditions fondamentales. Elle doit témoigner d'une longue période sans rupture fondamentale, et d'une culture ancrée dans l'histoire qui demeure de nos jours », indique M. Tao. De nombreuses villes comme Beijing, Xi'an, Kaifeng et Luoyang remplissent la première condition, tandis que celles à la hauteur de la deuxième sont rares.

Dans ce sens, poursuit-il, les villes historiques et culturelles sont celles qui conservent leurs caractères traditionnels globaux dans le processus de modernisation. Un style global propre à ces villes s'est formé pendant une période historique déterminée et n'a pas par la suite connu de rupture fondamentale.

« Selon ce critère, les villes qui peuvent être qualifiées d'historiques ou culturelles sont peu nombreuses. Lijiang au Yunnan et Pingyao au Shanxi, qui sont moins grandes et basées sur une architecture seule, satisfont aux deux critères », dit M. Tao.

Un titre historique difficile à assumer

Ces dernières années, beaucoup de villes vantent leur richesse historique et culturelle. Mais qu'en est-il en réalité ?

Selon M. Tao, de nombreuses villes chinoises qui étaient dans l'Histoire des villes historiques et culturelles dignes de ce titre et n'avaient pas même d'égales au monde ne le sont plus aujourd'hui, car elles ont connu des bouleversements au cours des dernières décennies. « Le style architectural global a été modifié, et les grands édifices, tout à fait différents du style traditionnel, sont omniprésents. Les traditions culturelles et le mode de vie ont connu un changement radical. La population présente une grande mobilité et mixité », explique M. Tao.

Même si quelques monuments historiques connus sont conservés, eux seuls ne sont pas en mesure d'assumer le titre de la ville historique et culturelle.

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Source: China.org.cn

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