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Français>>Vie SocialeMise à jour 05.04.2011 10h18
Beijing cherche à contrôler la taille de sa population

En prévision d'une hausse annuelle comprise entre 500 000 et un million d'habitants durant la prochaine décennie, les autorités pékinoises sont pressées de ramener l'augmentation de la population sous contrôle.

Entre 2006 et 2010, la capitale chinoise a vu son nombre d'habitants augmenter de 520 000 personnes par an, et cette tendance devrait se poursuivre jusqu'en 2020, a révélé le maire adjoint Ding Xiangyang.

La croissance rapide pèse sur les services publics de la ville et sur les aides sociales. Pour la municipalité, gérer ce flux migratoire est aujourd'hui l'une des tâches centrales pour les cinq années à venir, a déclaré jeudi M. Ding auprès de Beijing News.

Liu Zhi, directeur de la Commission municipale pour les populations et la planification familiale, a indiqué que la ville comptait utiliser de nouveaux projets de recherches, bases de données et systèmes de surveillance, afin de contrôler la population urbaine et de suivre l'évolution des caractéristiques des habitants de Beijing.

M. Liu explique que les moyens mis en œuvre jusqu'à présent pour ralentir les flux migratoires vers la capitale, notamment l'utilisation du hukou (permis permanent de résidence), perdront peu à peu de leur efficacité à cause de la taille de la population migrante en Chine et du faible taux de fécondité.

Qiao Xiaochun, professeur à l'Institut de recherche sur les populations de l'Université de Pékin, estime que la croissance de la population pékinoise, accentuée par l'afflux massif d'ouvriers à la recherche d'opportunités, offre une force de travail nécessaire à la prospérité économique de la ville.

Toutefois, l'augmentation rapide du nombre d'habitants, le faible taux de natalité et à la population vieillissante rendent le développement durable et le travail des urbanistes délicats.

De plus, Beijing ne peut surmonter ces obstacles à elle seule. Un travail de coopération entre les différentes régions est nécessaire pour attirer les ouvriers ailleurs. Ceci contribuerait à atténuer les flots de personnes arrivant dans les grandes villes comme Beijing et Shanghai.

Shanghai possède cependant un avantage sur la capitale. Duan Chenrong, professeur d'étude des populations à l'Université Renmin de Chine, a indiqué que Beijing était à proximité de très peu de villes jouissant d'une économie forte, tandis que Shanghai et Guangzhou sont entourées de villes florissantes. Ceci contribue à absorber le grand nombre de personnes qui affluent vers ces régions.

M. Duan précise que la meilleure solution est de réduire les disparités entre zones rurales et urbaines, notamment en matière de revenus, de logement, d'éducation et de soins. Ceci permettrait aux villes précédemment délaissées de devenir plus intéressantes pour les habitants urbains.

« La population pékinoise est vouée à croître, car son taux d'urbanisation reste inférieur à 50 %, en deçà du taux national de 58 % prévu pour 2020 », ajoute M. Duan.

Il pourrait également être peu judicieux d'imposer des limites trop sévères sur l'accroissement de la population de Beijing, car les avancées économiques et technologiques permettent aux villes de mieux utiliser l'espace et les ressources, et d'offrir à leurs résidents des conditions de vie meilleures, déclare-t-il.

À la fin de 2009, la population de Beijing avait atteint 19,75 millions d'habitants. Un chiffre qui inclut les 7,26 millions de travailleurs migrants.

Source: China.org.cn

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