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Français>>Vie SocialeMise à jour 08.04.2011 08h09
Le mystère des « faux malades » du SIDA de Chine

Les patients présentant des symptômes similaires à ceux du SIDA bien que leurs tests VIH reviennent négatifs pourraient souffrir d'une phobie du SIDA, ont estimé hier des experts médicaux de Shanghai en réponse aux reportages des médias hongkongais.

Ces patients peuvent s'être exposés à un comportement à haut risque qui a provoqué une extrême tension psychologique. « Ce genre de cas n'est pas nouveau, j'en ai rencontré beaucoup à Shanghai », affirme le Docteur Lu Hongzhou, vice-président du Centre de santé publique de la ville et spécialiste éminent du SIDA.

Selon le journal Oriental Daily News de Hong Kong, au moins six provinces de la partie continentale de Chine ont eu des cas de « SIDA négatif » et le virus pourrait se transmettre par la salive ainsi que par le sang. Des cas auraient commencé à apparaître à Hong Kong, à Taiwan et Singapour.

Le journal annonce que des milliers de patients à Beijing, Shanghai, dans le Zhejiang, le Jiangsu, le Hunan et le Guangdong ont contracté la « maladie ». Malgré leur test VIH négatif, les patients présentent des ganglions lymphatiques enflés, des saignements sous la peau, et l'apparition de petits poils sur la langue, selon le journal, qui affirme que la maladie est incurable et que le virus est un mystère même pour les experts.

Les patients présentent des symptômes similaires à ceux des porteurs du VIH, notamment une transpiration excessive et une sensation d'engourdissement dans les mains et pieds. Pourtant, les tests VIH effectués sur eux sont revenus successivement négatifs et les examens médicaux n'ont pas constaté de changements physiques indiquant la présence d'une maladie.

Le journal Nanfang Daily a interviewé plusieurs spécialistes pour résoudre le mystère. Les opinions diffèrent. Shi Daiqiang, membre de l'équipe spécialiste du SIDA du Zhejiang, estime que la communauté médicale ne pouvait exclure l'apparition d'un virus inconnu. La plupart des experts, cependant, attribuent le problème à une phobie du SIDA, car bien que les patients rapportent des symptômes, les tests cliniques ne trouvent rien d'anormal.

Selon le Nanfang Daily, le ministère de la Santé a demandé aux villes et provinces concernées de lancer une étude sur le sujet. Cinquante-neuf échantillons de sang de patients des centres de veille sanitaire et de prévention des six régions ont été envoyés aux États-Unis pour être examinés en laboratoire. « Nous avons examiné sept ou huit prélèvements dans le Guangdong et il ne s'agissait pas du VIH/SIDA », souligne Lin Peng, directeur de l'Institut de prévention et de contrôle du SIDA de la province du Guangdong. Il a assuré que le gouvernement publierait les résultats sous peu.

Source: xinhua

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