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Français>>Vie SocialeMise à jour 27.04.2011 16h06
Quand la classe moyenne chinoise se plonge dans les délices du bon vin...
Beaucoup d'employés de bureau de la capitale choisissent de suivre des cours de dégustation de vins pour le plaisir aussi bien que pour des raisons sociales.

Wang Wen vient de découvrir que les Pékinois sont prêts à mettre le prix pour en savoir plus sur le monde de la divine grappe.

Ainsi de Chen Rui, qui ne voulait rien d'autre qu'impressionner ses amis lors de réunions sociales en pouvant parler avec savoir du vin, s'est-il inscrit au début de ce mois à un cours de dégustation de vin d'une durée de neuf heures. « Si je peux parler de vin quand je prends un verre, mes amis penseront que j'ai bon goût », a dit ce trentenaire qui travaille pour une société de consultants à Beijing.

De nombreux cols blancs de la capitale font la même chose que Chen, et pour les mêmes raisons : ils veulent apparaître comme plus sociables en sachant apprécier un verre de vin.

« Pour socialiser, le vin est un excellent choix. Tout le monde n'aime pas le golf ou l'équitation, mais la plupart des gens peuvent boire du vin », a dit Lu Jiang, Conseiller en chef pour le vin chez Wine Online Culture, une entreprise qui organise des cours de dégustation de vin et fait la promotion de la culture du vin à Beijing.

Le vin est international et le monde entier a des critères similaires, aussi les gens des différentes régions peuvent facilement échanger leurs vues sur le vin tandis qu'ils socialisent, a t-il dit.

Chen Rui dit qu'après le cours, il connait désormais les principales catégories de vin et peut dire quels vins viennent de quelles zones.

« Ce que j'ai appris me permet de parler avec les autres à table », dit-il. « Je peux même leur dire qu'un Champagne français de 1998 est meilleur qu'un Champagne de 2000 ».

An Qi, une jeune femme de 25 ans, qui a essayé pour la première fois du vin il y a six ans alors qu'elle était étudiante en Grande-Bretagne, dit aussi avoir une vie sociale plus satisfaisante grâce à sa connaissance du vin.

« C'est facile de commencer une conversation quand on en sait plus sur le vin que l'on va boire », a t-elle dit. Melle An, qui a participé au cours de Lu Jiang en mars dernier, dit qu'elle travaille avec certains partenaires d'affaires étrangers, et que le vin figure toujours à la table des repas.

« Nos discussions à table en arrivent toujours à évoquer le vin », a t-elle dit.

Si elle ne connaissait rien sur le vin, elle se sentirait gênée et l'atmosphère à table serait pesante, dit Melle An. De même, elle ne saurait pas commander une bouteille spéciale pour ses invités importants, ni choisir un vin convenant comme cadeau, comme par exemple du vin de glace, un vin doux, pour ses amies.

Elle aussi a rejoint le Wine Online Club, qui compte plus de 1 000 membres, tous passés par la classe de Lu Jiang. Les membres de ce club se réunissent pour déguster et discuter ensemble de vin plusieurs fois par mois.

« Le club est une façon de diffuser des connaissances plus approfondie sur le vin parmi les membres. Ils peuvent ainsi continuer à apprendre, même après la fin des cours », a dit Lu Jiang.

Chaque mois, Lu Jiang, qui est aussi éducateur international en vin reconnu par l'Ecole du Vin, enseigne lors de cours durant deux, quater ou neuf heures. Ces cours coûtent un minimum de 350 Yuans par personne.

Il dit que du fait que les étudiants veulent avoir des connaissances plus étendues et plus profondes sur le vin, les cours de neuf heures sont récemment devenus plus populaires, cela bien que les frais se montent à plus de 700 Yuans par session. Davantage de types de vins peuvent être présentés lors des cours de neuf heures, a t-il dit.

Lors de ces classes, Lu Jiang enseigne l'histoire du vin et présente ses cinq catégories principales. Les élèves peuvent déguster quatre sortes de vins, et en tant que partie du cours de dégustation, peuvent faire part de leurs avis sur les variétés.

Après des années d'encouragements, le vin a fini par trouver sa place sur les tables chinoises.

Depuis quelques années, les experts de l'industrie du vin ont organisé des cours de dégustation et ont souvent reçu des certificats d'organisations internationales. Ces titres stimulent leurs carrières.

Récemment, de plus en plus d'amateurs, y compris des dirigeants et des propriétaires d'entreprises, se sont inscrits dans des cours.

Les statistiques de l'organisation Ease Scent Wine Education, qui est l'un des plus grands organismes d'éducation sur le vin en Chine, montrent que 40% de leurs stagiaires sont des amateurs.

« La culture du vin est déjà devenue une partie de la vie des gens », dit Ruan Ruan, directeur des ventes de Ease Scent Wine Education.

Lu Jiang a dit que les amateurs s'inscrivent à ses cours pour toute une série de raisons.

La santé est la première motivation des personnes plus âgées, selon M. Lu.

Zhang Feng, un cadre supérieur d'une entreprise de Beijing, qui est dans sa cinquantaine, a dit qu'il y a deux ans un médecin lui a dit qu'il avait des risques de développer trop de cholestérol et lui a suggéré de boir un peu de vin chaque jour. Zhang a eu tôt fait d'acheter sa première bouteille de vin.

« Je ne sais pas si c'est grâce au vin, mais depuis je n'ai plus fait d'excès de cholestérol », a dit M. Zhang.

Quelle que soit la raison pour laquelle ils commencent à boire du vin, les gens s'y intéressent et par la suite ils découvrent les charmes du vin, a indiqué M. Lu.

Les chiffres montrent que les chinois boivent de plus en plus de vin.
Les derniers chiffrent montrent aussi que le volume de vin consommé en Chine a doublé de 2005 à 2009.










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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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