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Français>>Vie SocialeMise à jour 05.05.2011 08h28
Davantage d'hôpitaux pourront pratiquer des greffes d'organes

Le ministère de la Santé devrait prochainement donner son aval à de nouveaux hôpitaux pour pratiquer des greffes, à condition que ces derniers n'utilisent que des organes issus du système de dons volontaires géré par le ministère et la société de la Croix-Rouge chinoise.

En Chine, 164 hôpitaux sont à ce jour autorisés à pratiquer des transplantations, mais utilisent en grande partie des organes de condamnés à mort.

« Bien qu'un consentement écrit soit requis, le fait que la Chine reste le seul pays au monde à s'appuyer sur les exécutions de prisonniers pour ses dons d'organes a sérieusement terni son image, en particulier à l'étranger », explique Qiu Renzong, chercheur en bioéthique à l'Académie chinoise des sciences sociales.

Le programme national de dons d'organes est aujourd'hui à l'essai dans certaines régions, et ne gère que des donneurs volontaires (principalement après une mort cardiaque), a précisé jeudi au China Daily un directeur de section du ministère préférant conserver l'anonymat.

Les prisonniers exécutés ne sont pas inclus dans le programme.

« Cette nouvelle initiative vise à encourager les débuts du développement du système de dons d'organes à travers une meilleure coopération de la part des institutions médicales », a-t-il ajouté.

M. Qiu salue la décision et déclare que « seul un système de dons d'organes public et en bon ordre peut soutenir le développement sain des greffes et sauver davantage de patients qui meurent en attente d'un organe. »

Selon le vice-ministre de la Santé Huang Jiefu, à l'heure où de nombreux pays, y compris la Chine, s'orientent vers une abolition de la peine de mort, l'utilisation d'organes issus de prisonniers exécutés n'est pas une source durable et soulève des questions d'ordre éthique.

D'après une annonce publiée mardi par le ministère, les grands hôpitaux à travers le pays peuvent désormais déposer leurs demandes auprès des administrations provinciales chargées de la santé, et la liste des établissements autorisés à pratiquer des greffes sera rendue publique aux alentours de juillet.

Les dons issus de personnes vivantes sont interdits, précise l'annonce.

Dans le monde entier, les prélèvements d'organes sur des personnes vivantes sont utilisés en dernier ressort, car ils entraînent inévitablement des complications pour le donneur, expliquent les experts.

Ils peuvent également alimenter les filières illégales de trafic d'organes.

Durant un procès en mai 2010, il a été révélé qu'une agence illégale avait prélevé une partie du foie d'un homme au chômage contre 40 000 yuans (4 150 euros).

Selon les estimations, il y aurait chaque année en Chine 1,5 millions de demandeurs d'organes, mais seuls 10 000 seraient en mesure d'obtenir une greffe.





Source: China.org.cn

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