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Français>>Vie SocialeMise à jour 12.05.2011 08h52
Chine : un système de don d'organes n'est pas à l'ordre du jour

La Chine n'est pas prête à adopter un système qui exhorterait les citoyens à accepter de faire don de leurs organes lorsqu'ils font la demande d'un permis de conduire, en cas d'accident de la route mortel. C'est en substance ce qu'a déclaré mardi Deng Haihua, porte-parole du ministère de la Santé, lors d'une conférence de presse, en réponse à une information selon laquelle la Chine pourrait se doter d'un tel système pour encourager les dons volontaires d'organes. Les médias avaient en effet cité les propos de Huang Jiefu, vice-ministre de la Santé, qui avait déclaré que la Chine adopterait dans un futur proche un tel système, aujourd'hui utilisé dans de nombreux pays.

Pour beaucoup, la Chine aurait pourtant bien besoin d'adopter de telles mesures. En raison d'une sévère pénurie d'organes, moins d'une personne sur cent est susceptible de recevoir la transplantation dont elle a besoin, selon des statistiques officielles.

« Cette pratique est de plus en plus courante dans le monde et a prouvé qu'elle encourageait le don d'organe », a déclaré Deng.

« Aujourd'hui, le public manque d'informations sur le sujet et l'absence d'un bon système de don d'organe empêchera certainement la mise en œuvre d'une telle mesure dans les années qui viennent. »

Selon lui, hormis le ministère de la Santé, l'administration de la sécurité publique, les autorités des transports et autres agences gouvernementales doivent coopérer pour travailler à l'établissement d'un tel système.

« Néanmoins, il n'y a pour l'instant aucun calendrier », a-t-il précisé, ajoutant que cela dépend également beaucoup de la capacité du public à comprendre et accepter le système.

Les opinions sur le sujet varient.

Song Jingbo, qui habite Beijing, a déclaré qu'il n'accepterait pas de devenir donneur lors de sa demande de permis de conduire.

« Je ne suis pas superstitieux, mais je ne suis pas à l'aise avec cette décision », explique-t-il.

Liu Yuqin, libraire à Xianyang, dans le Shaanxi, province du nord-ouest de la Chine, a déclaré pour sa part qu'elle soutiendrait la mise en place d'un tel système.

« C'est bien que l'on offre aux gens au moins la possibilité de devenir donneur d'organes, dit-elle, d'autant plus que les chances qu'ils le deviennent sont assez minimes. »

La Chine a décidé de tout mettre en œuvre pour que les transplantations effectuées dans le pays soient faites en toute sécurité et que davantage de personnes en attente puissent bénéficier de cette procédure. À cette fin, un système de don a été mis en place l'année dernière, facilitant la déclaration de consentement des personnes souhaitant faire don de leurs organes à leur décès.

À ce jour, selon Deng, 49 donations ont été enregistrées dans le cadre de ce système embryonnaire.

Passant à un autre dossier, Deng a déclaré que le ministère publierait bientôt de nouvelles règles régulant le taux d'iode dans le sel en Chine.

La quantité d'iode requise variera d'une région à l'autre, en accord avec le contexte local, a-t-il précisé.

Des informations ont en effet révélé une augmentation des maladies en relation avec l'hyperthyroïdie. La thyroïde produit trop d'hormones thyroïdiennes en raison d'une consommation d'iode trop importante, notamment dans les endroits riches en iode.

Deng a démenti ces informations, affirmant que la majorité de la population chinoise n'absorbe pas de trop grandes quantités d'iode.





Source: China.org.cn

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