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Français>>Vie SocialeMise à jour 20.05.2011 14h02
Trop de monde, trop cher, trop de stress... les Pékinois se plaignent de leur ville

Cao Hui, une native de Beijing, n'aime plus sa ville parce qu'elle n'y rencontre plus que des prix qui montent, une pression implacable au travail et la foule presque partout où elle va.

« La raison pour laquelle je reste encore dans cette ville, c'est que ma famille s'y trouve », a dit Melle Cao, âgée de 24 ans, qui travaille dans une institution locale. « Sans cela, je partirais ».

En dépit des efforts du Gouvernement pour rendre Beijing plus accueillante pour ses habitants, nombreux sont ceux qui trouvent qu'il est difficile de vivre ici, d'après un récent sondage.

Ce sondage, qui a interrogé 500 habitants de la capitale, a été mené par le Centre de Recherche pour un Beijing Humaniste de l'Université Renmin de Chine.

Plus de 40% de ces personnes ont déclaré que Beijing était loin d'être un endroit agréable à vivre, tandis que 51% pensent le contraire.

Quand on leur a demandé quel problème la ville devrait traiter en priorité, plus de la moitié des sondés ont répondu la circulation. Les soins de santé et l'environnement sont les deux autres problèmes les plus souvent cités.

Melle Cao a récemment refusé un emploi pourtant meilleur que celui qu'elle occupe actuellement parce que pour aller à son nouveau bureau, il lui aurait fallu une heure, et qu'elle redoute d'avoir à faire face aux difficultés de circulation.

« J'étouffe, quand je vois la foule dans le métro aux heures de pointe », a dit Melle Cao. « Et la qualité de l'air dans les voitures est mauvaise ».

Elle dit que beaucoup de ses camarades d'université, après avoir obtenu leur diplôme, ont décidé de « s'incruster » à Beijing, même sans être propriétaires d'un logement ni titulaires d'un hukou (titre de résidence permanente). Mais beaucoup d'entre elles trouvent qu'il est difficile de payer les loyers élevés constatés dans la capitale et décrivent à présent leur vie comme n'étant pas heureuse.

Les chiffres officiels montrent que le nombre des résidents permanents de Beijing a augmenté de près de 45% par rapport à il y a dix ans, et que parmi eux, un tiers sont des migrants venant de l'extérieur de la capitale.

Zeng Weiming fait partie du grand nombre de gens qui se sont déversés en ville. Il dit qu'il est venu à Beijing pour y chercher les nombreuses opportunités qui existent, cela en dépit des mauvaises conditions de vie.

« Beijing abrite la plus grande variété de gens de tout le pays, des plus hauts responsables aux plus miséreux des mendiants », a dit Zeng, un natif de Shenyang, capitale de la Province du Liaoning, âgé de 26 ans, et qui est à présent danseur à Beijing. « Je suis ici pour avoir une expérience de vie différente ».

Pour les Jeux Olympiques de Beijing de 2008, la ville avait adopté le slogan « Des Jeux humanistes », et depuis, le Gouvernement a continué à travailler pour un « Beijing humaniste ».

D'ici 2012, la campagne conduira à la mise en oeuvre de dix projets visant à protéger et à améliorer la vie des habitants, à établir un système de services publics culturels, à promouvoir les industries culturelles et créatives, ainsi que d'autres objectifs.

Les experts sociaux disent qu'un bon système de transports est à la base d'une ville accueillante. Ils disent que le système actuel comprend de nombreux inconvénients, signalant notamment la façon dont les transferts s'effectuent dans les stations de métro.

« Changer entre deux lignes de métro devrait être aussi pratique que possible », a dit Zhou Xiaozheng, Professeur de sociologie à l'Université Renmin de Chine. « La réalité actuelle est loin d'être satisfaisante ».

« Une ville humaniste devrait prendre soin et respecter ses habitants. Au lieu de chercher à améliorer la réputation du Gouvernement, les projets de construction devraient accueillir le peuple ».

« Il y a trop de compétition dans la ville, et trop peu de touches humaines. Donc, comment la vie peut-elle y être facile et détendue ? ».

Les experts disent que le Gouvernement devrait dépenser davantage pour la sécurité sociale pour éviter que les habitants perdent l'espoir d'un avenir meilleur.

« Une ville humaniste devrait être une ville de niveau supérieur dans ce qu'elle offre en matière de traitements médicaux et de systèmes de retraite, et en termes d'égalité sociale », a dit Hu Xingdou, Professeur d'économie à l'Institut de Technologie de Beijing.

« Cela veut dire que les responsables ne devraient pas bénéficier de privilèges excessifs, que le habitants devraient jouir du droit de savoir et de s'exprimer sur la société, et d'y participer, et que les droits des migrants devraient être mieux protégés ».







Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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