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Français>>Vie SocialeMise à jour 30.05.2011 13h33
Le Beijing du futur est déjà en avance

La rapidité des changements qui se manifestent autour de nous fait que nos plans sont condamnés à avoir un métro de retard.

En effet, les changements intervenus dans les statistiques démographiques de Beijing ont été si rapides que le plan de la ville visant à se préparer à une population de 20 millions d'habitants en 2020 est déjà dépassé dix ans en avance. Si le changement est sans doute la caractéristique qui définit le mieux la Chine, le décalage entre la réalité et le plan est flagrant, quels que soient les critères que l'on adopte. A la date du 1er novembre 2010, la population résidente de la capitale avait dépassé 19,6 millions de personnes, d'après le sixième recensement national, ce qui fait que plan de développement urbain correspondant se doit d'être revu afin de tenir compte de cet état de fait.

Une tâche centrale -et c'est aussi une pression- pèse sur les épaules des planificateurs locaux du développement : comment gérer l'énorme disparité qui existe entre la taille de la métropole, qui ne cesse de grandir, et ses ressources, qui elles se réduisent. Le manque d'eau, par exemple, s'avère être un frein réel aux ambitions de développement de la ville. Les réserves d'eau par tête de Beijing ne représenteraient apparemment que le dixième du niveau d'alerte reconnu internationalement. Et chacun de ses fournisseurs d'eau, traditionnels ou potentiels, souffre à l'heure actuelle de problèmes de sécheresse.

L'accent mis auparavant sur les « villes satellites », ou tout au moins la façon dont cette idée a été mise en oeuvre, n'a pas réussi à remédier aux problèmes de la ville. Au lieu de cela, nous voyons maintenant revenir sur le devant de la scène un ancien plan de développement, qui met Beijing dans le contexte dit du « Delta Beijing-Tianjin-Hebei », un projet en gestation depuis des dizaines d'années, et qui pourtant n'a jusqu'à présent guère reçu d'attention.

Coordonner et intégrer les plans de développement de ces trois zones contigües semblerait aller de soi, mais le problème est que les zones dont nous parlons là sont trois entités administratives séparées de niveau province. Même intégrer ne serait-ce que Beijing et Tianjin, deux municipalités dépendant directement du Conseil des Affaires de l'Etat, serait difficile.

Si le nouveau processus régional de planification suit l'approche centralisatrice traditionnelle, où les zones environnantes jouent toujours un rôle de soutien, alors il y a peu de chances que Beijing puisse remédier à ses problèmes actuels. Même dans le scénario le plus optimiste, elle ne ferait tout au plus que transférer quelques-uns de ses problèmes sur ses voisins.

Les grandes métropoles de Chine sont devenues ce qu'elles sont aujourd'hui en grande partie du fait d'une allocation inégale - et de fait injuste- des ressources publiques, qui a reçu l'aval du Gouvernement. Pour rééquilibrer le tableau du développement national, il n'y a pas d'autre option que de rediriger le flux des ressources publiques des grandes villes vers le reste du pays.

Beijing ne pourra pas faire l'économie d'un processus similaire de décentralisation, parce qu'à moins qu'une partie considérable des lucratives ressources de Beijing ne soit transférée vers les zones voisines, il y a peu de chances qu'elle réussisse à réduire une population en croissance constante.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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