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Français>>Vie SocialeMise à jour 12.09.2011 10h41
Parcourir la Chine : la flambée des prix des loyers brise les rêves des cols blancs de Beijing

Le bonheur pèse lourdement sur les esprits de la plupart des gens de temps en temps, mais la flambée des prix des loyers est en train de briser les cols blancs de Beijing, les privant de sentiment de bonheur et de rêves.

"Après avoir habité à Beijing pendant deux ans, je me sentais obligée d'acquérir une meilleure éducation afin d'obtenir un meilleur emploi, j'ai donc quitté Beijing. J'y suis maintenant revenue, et les pressions de la flambée des prix des loyers me laisse sans souffle," a raconté Li Han, une jeune femme de 28 ans originaire de la province du Heilongjiang (nord-est) , qui a trouvé un emploi dans une société de relations publiques après avoir obtenu son diplôme de master.

Elle gagne 4 800 yuans (751 dollars) par mois et partage avec un colocataire un appartement doté de deux chambres. Ils ont vu leur loyer passer de 4 000 yuans en février à 4 600 yuans en septembre.

"Le loyer non seulement représente la moitié de mon salaire, mais ronge également le bonheur et l'enthousiasme d'une jeune femme ayant des rêves et des projets pour l'avenir," a-t-elle déploré, ajoutant qu'elle ne pouvait même pas s'offrir une place de cinéma ou aller au théâtre, ses deux passe-temps favoris pour se détendre.

Selon un rapport sur le marché local de la location réalisé par l'agence immobilière Homelink, le loyer mensuel moyen pour un appartement deux pièces a atteint environ 3 250 yuans en août, soit une hausse de 11% en base annuelle.

En 2010, le salaire annuel moyen était de 50 415 yuans à Beijing, soit environ 4 201 yuans par mois, selon les statistiques du bureau municipal des statistiques de Beijing.

En tant que couple de salariés, le loyer représente près d'un tiers de notre revenu total, à moins que nous ne décidions d'habiter à des dizaines de kilomètres, a indiqué un homme, nommé Zhao, qui travaille pour le personnel technique d'une société de Technologie de l'information.

Travaillant à Beijing depuis plus de cinq ans, Zhao et sa femme ont vu leur rêve de posséder un appartement s'envoler, lorsque le gouvernement municipal de Beijing a imposé une restriction d'achat de logement destinée à stabiliser les prix du logement.

"Pendant des années, nous n'avions pas assez d'argent pour verser les acomptes d'un "logement", mais alors que nous approchions de notre rêve, nous avons été obligés d'abandonner, car nous n'avons pas le hukou (enregistrement des ménages) de Beijing et nous n'arrivions pas à fournir de certificat fiscal pour les cinq dernières années," a expliqué Zhao, originaire de la province du Gansu (nord-ouest).

Comme Zhao, des dizaines de milliers de cols blancs de Beijing ne possèdent pas le hukou de Beijing. Leur accès aux services sociaux de Beijing est ainsi limité et il est difficile pour eux de posséder un appartement en dehors des régions où ils sont enregistrés.

"Nous devrons peut-être quitter Beijing, car nous envisageons d'avoir un enfant. Nous ne voulons pas que la prochaine génération partage notre sentiment d'être étranger dans une ville où nous n'avons pas le droit d'avoir un 'foyer'," a confié Zhao.

Malgré la flambée des prix des loyers, la capitale chinoise reste attirante grâce à ses opportunités d'emploi et à l'abondance des ressources sociales, telles que les institutions médicales et l'enseignement. L'importante demande soutient la hausse des loyers, mais le gouvernement se penche déjà sur le problème.

Source: xinhua

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