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Français>>Vie SocialeMise à jour 21.10.2011 13h14
Les autorités chinoises réfléchissent à une loi sur la non-assistance à personne en danger

La possibilité de promulguer des lois pour punir les passants qui refusent d'aider les gens en détresse évidente est devenue un grand sujet de discussion dans la province du Guangdong (sud de la Chine).

Les experts juridiques et le public entretiennent le débat après qu'une fillette de deux ans, Yue Yue, a été écrasée à deux reprises et ignorée par au moins dix-huit passants à Foshan jeudi.

Yue Yue a finalement été déplacée sur le bord de la route par une ramasseuse d'ordures de 57 ans, qui a donné l'alerte à ses parents.

Au moins dix départements et organisations du Parti et du gouvernement dans le Guangdong, notamment la Commission provinciale sur la politique et la loi, la Fédération des femmes, l'Académie des sciences sociales et la Ligue de la jeunesse communiste ont entamé des discussions sur la sanction de ceux qui refusent d'aider des gens ayant visiblement besoin d'assistance.

Ils souhaitent également recueillir l'opinion publique sur l'éventuelle promulgation d'une loi contre la non-assistance à personne en danger.

Zhu Yongping, avocat du cabinet Datong, a indiqué que les professionnels du droit discuteront de cette idée le mois prochain et encourageront la rédaction d'un texte de loi.

« De nombreuses lois, par exemple celle qui punit la conduite en état d'ivresse, ont été promulguées en Chine après des affaires individuelles qui ont fait grand bruit, et il est à présent temps de légiférer contre la non-assistance », a-t-il déclaré mercredi. « Si nous pouvons faire usage des lois pour guider notre éthique et notre moralité, nos valeurs morales n'empireront peut-être plus ».

Nie Lize, professeur associé à l'Université Sun Yat-sen, est également favorable à une telle loi : « Il est nécessaire de légiférer, car les valeurs morales des Chinois sont en déclin ».

Cependant, Wang Zhongxing, professeur à l'école de droit de la même université, estime que le refus d'aider ne devrait pas être un crime. « Nous devrions être extrêmement prudents avant de légiférer, car la loi est une arme à double tranchant », affirme-t-il. « Cela peut aider à combattre le crime, mais on pourrait également accuser à tort des innocents ».

Selon M. Wang, le problème a plus à voir avec la morale que la loi. « Il n'est pas juste de punir tous ceux qui ne veulent pas tendre la main pour aider », ajoute-t-il.

Huang Na, professeur associé à l'école de droit de l'Université du peuple chinois de la Sécurité publique, est aussi opposée à l'idée d'une loi.

« La loi devrait viser les groupes spécifiquement concernés, notamment la police et les médecins, plutôt que la foule de citoyens ordinaires », estime-t-elle. Sinon, un trop grand nombre de gens se retrouveront sur le banc des suspects et des accusés.

« Ceux qui ne sont pas qualifiés pour secourir les blessés pourraient même aggraver l'état des victimes », prévient-elle. « Légiférer sur les valeurs morales et éthiques des citoyens peut également limiter leurs droits et obligations civiles ».

Source: China.org.cn

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