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Français>>Vie SocialeMise à jour 10.11.2011 10h07
Apparition en Chine de « relations d'assistance » à la japonaise

Ces derniers jours, la police shanghaienne a découvert et démasqué un cas exceptionnellement grave de prostitution et de proxénétisme dans lequel sont impliquées des mineures, ce qui a suscité une profonde préoccupation et inquiétude de la société chinoise. Ce cas sérieux, lourd de conséquences met en cause une vingtaine de personnes dont la plupart sont des jeunes filles d'une dizaine d'années, la moins âgée n'a même pas quatorze ans, un âge que la loi ne peut punir. Les coupables sont des élèves de neuf écoles secondaires, dont une école professionnelle. Le plus étonnant et le plus regrettable, c'est que presque toutes ces filles, qui semblent toujours naïves et puériles, ont décidé de leur propre chef à se livrer à la prostitution. Quant à leur mobile et aux moyens qu'elles utilisent dans la transaction, ils sont tout à fait semblables aux « relations d'assistance » qui existent au sein de la société japonaise.

Le terme « relations d'assistance » tire son origine du Japon et constitue un phénomène particulier de la société japonaise. Une jeune fille japonaise peut accepter de la part d'un adulte japonais une « assistance » constituée de l'argent, de l'habillement, de parures, de denrées alimentaires ainsi que d'autres choses, et en retour l'homme japonais en question a le droit de recevoir de la jeune fille une « assistance » qui est en fait l'offrande féminine. Et voilà, ce sont les « relations d'assistance ». Ces dernières années, avec le rapide développement de l'économie chinoise, de plus en plus de gens s'enrichissent et font fortune. Le sens de la valeur commence à se diversifier et les idées sur la vie deviennent de jour en jour plus variées et cela crée des conditions favorables à l'introduction du Japon des « relations d'assistance » qui comme la tempête se déchaîne et fait rage. Ce cas de prostitution découvert par la police shanghaienne est un cas typique, car les mineures impliquées dans l'affaire se servent des « relations d'assistance » pour atteindre leur but de gagner de l'argent de poche afin de pouvoir acheter des produits cosmétiques, des parures et des produits de luxe à la mode et ainsi, de satisfaire leur vanité et d'assouvir leurs convoitises.

Rapportés largement par les médias, ce cas devient rapidement le centre de discussion de l'opinion publique. Certains pensent que c'est en fait une double défaite éducationnelle de l'école et de la famille, un échec qui fait que des mineures soient les victimes des mauvaises mœurs et pratiques sociales. L'éducation scolaire et l'éducation familiale occupent effectivement une place importante, mais en Chine, l'éducation est dans la plupart des cas une propagande en vue de sensibiliser la personne visée pour lui dire tout simplement qu'est-ce qu'il faut faire, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire et comment doit-on agir, alors qu'il n'y a pratiquement aucun profond échange spirituel. Ce genre d'éducation n'a aucune attirance pour les jeunes filles qui commencent à sortir de la puérilité et à se poser en rebelles. Plus est, l'influence sociale produit sur les enfants et sur les jeunes des effets beaucoup plus profonds par rapport à l'éducation scolaire et à l'éducation familiale. C'est pourquoi les « relations d'assistance » ne constituent plus en elles même une question de moralité, elles constituent de fait un problème enraciné profondément dans la société.

Pour ce qui est des « relations d'assistance », elles constituent une grave maladie difficile à guérir même au Japon et parmi les lycéennes japonaises, nombreuses sont celles atteintes de cette maladie. Selon les statistiques établies, parmi les élèves du deuxième degré de l'enseignement secondaire supérieur, 32,3% ont des « relations d'assistance », alors que pour les élèves du troisième degré, le taux est plus élevé avec 44,7%. Et avec la généralisation de l'internet, le taux en question s'élève sans cesse. A l'heure actuelle, la société chinoise a de nombreux points communs avec la société japonaise et les deux se ressemble de plus en plus. Et sous les attaques répétées de la grande marée commerciale, la satisfaction du besoin matériel pèse de plus en plus dans la balance d'évaluation de la réussite et du succès et est devenu le critère principal de la position sociale. C'est justement ce sens de valeur anormal qui fait qu'un nombre croissant de jeunes filles croient que la jeunesse qui est le printemps de la vie « constitue un capital qui peut être dilapidé selon son bon plaisir ». Face à à cette croyance dénaturée, le système d'éducation traditionnel et la conception d'enseignement traditionnelle montrent leur faiblesse et n'ont aucun pouvoir d'aider les élèves à régler les problèmes qu'ils rencontrent.

La Chine se trouve pour le moment dans une période de transaction où tout se change et dont la valeur traditionnelle commence à disparaître tandis que la nouvelle valeur est loin d'être établie. L'aspiration à la richesse et à la fortune, à la renommée ainsi qu'à une position sociale élevée est devenue un courant déferlant qui nettoie toute la société chinoise. Ainsi, ce ne sont plus seulement les jeunes filles puériles qui se livrent à la prostitution et le concubinage, même nombreuses sont des femmes adultes qui font la même chose. Il semble que le « sexe » est devenu une marchandise qui peut être vendu à plusieurs reprises et qu'il est un produit commercialisable. Dans notre nouvelle époque, de plus en plus de gens « se moquent de la pauvreté, mais ne se moquent nullement de la prostitution ». Quant à la moralité, elle est devenue quelque chose de sans importance qu'on n'a plus à en tenir compte, alors que la contrainte de la morale commune semble de plus en plus faible. Au contraire, il semble que la satisfaction matérielle est la plus importante parmi tout. On sait que la Chine est près de dépasser le Japon pour devenir le premier pays du monde pour la consommation des articles de luxe, ce qui prouve que un nombre croissant de Chinois se rivalisent pour faire montre de leur vanité, ce qui dépasse de loin l'autodiscipline dans le sens de la valeur et l'autocritique de soi-même. Par conséquent, l'apparition en Chine des « relations d'assistance » qui impliquent des mineures doit être un avertissement lourd de conséquences à la société chinoise.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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