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Français>>Vie SocialeMise à jour 16.11.2011 16h17
L'afflux et le risque qui se cachent derrière l'immigration d'investisseurs

Les toutes dernières données statistiques publiées récemment par le Service de Citoyenneté et d'Immigration des Etats-Unis (USCIS) montrent qu'en 2011, parmi les investisseurs qui immigrent aux Etats-Unis, le trois quart sont des Chinois et qu'il y a eu au total 2.969 citoyens chinois qui ont sollicité le visa EB-5 de l'immigration investisseur. Parmi ces derniers, 934 ont vu leur demande acceptée. Ainsi, de plus en plus de citoyens chinois obtiennent la citoyenneté américaine au moyen de l'investissement aux Etats-Unis. En réalité, ce n'est pas seulement aux Etats-Unis que cela se passe ainsi, l'afflux de l'immigration de Chinois vers d'autres pays devient de plus en plus fort et de plus en plus vigoureux dans le monde entier. Dans le courant de la première moitié de cette année, l'Australie a accueilli 29.547 immigrés chinois, soit 17,5% du nombre total des immigrés étrangers qu'elle a acceptés. Ainsi, la Chine a dépassé la Grande-Bretagne en tant que le plus grand pays de provenance d'immigrés pour l'Australie. Comparaison faite avec le passé, le présent flux d'immigrés concerne principalement des investisseurs, c'est pourquoi l' « immigration investisseur » est devenue un terme de pplus en plus utilisé par les médias et dans la vie courante.

L'immigration est logique et parfois nécessaire.

« Les Etats-Unis continuent à être un paradis pour les richards chinois », c'est ainsi que « The Wall Street Journal » parle de ce phénomène. Abordant cette question-là, Zhang Dawei, un journaliste de carrière chevronné du « Chinese Chicago Tribune », rejette cette idée. D'après lui, suite à la mondialisation de l'économie internationale et à la diversification de la structure mondiale, les échanges de personnes capables et compétentes entre pays et le développement de l'immigration sont devenus des « phénomènes tout à fait normaux et compréhensibles ». Surtout qu'à l'heure actuelle où les nuages sombres occasionnés pat la crise financière et économique planent toujours sur les Etats-Unis dont la situation financière est dans l'embarras et rencontre des difficultés, tandis qu'en Chine, la situation est beaucoup plus meilleure et l'économie continue à se développer rapidement, ce qui fait que d'un côté, on a besoin de capitaux et de fonds, alors que de l'autre côté ces derniers sont disponibles et il est alors tout à fait logique et nécessaire que l'immigration d'investisseurs augmente. Naturellement, l'immigration n'est pas le seul but de l'investissement extérieur. Une enquête montre que l'éducation de la progéniture est devenue le but d'investissement à l'étranger pour 50% des personnes questionnées, alors que l'immigration vient ensuite avec 32%. En dehors de tout cela, la répartition de risques, la nécessité de la vie ainsi qu'une meilleure rentabilité figurent également parmi les principales raisons de l'investissement extérieur. « Certains médias exagèrent la situation en parlant de l'immigration ou bien ils politisent le problème de l'immigration investisseur en insinuant que l'investissement extérieur est dû à la perte de confiance ou bien à la frustration qu'on éprouve envers la situation politique intérieure, à l'endroit de l'économie ou bien à l'égard de l'éducation, car ce sont des idées abusives, partiales et inéquitables. », a indiqué Zhang Dawei.

Il est nécessaire d'agir avec prudence en procédant au choix.

En faisant face aux « rameaux d'olivier » que l'on agite et que l'on tend en vous présentant un seuil bas de l'immigration, il est nécessaire alors de réfléchir sérieusement en se demandant : y-t-il de la sincérité et de la véracité dans tout cela ? Selon Zhang Dawei, pour ce qui est de l'immigration investisseur, il existe également risque, piège et restriction. « Pour les investisseurs qui pensent placer leurs fonds et leurs capitaux aux Etats-Unis et qui sollicitent à cet effet l'autorisation de résidence permanente. Une fois sa demande accordée, il sera obligé de remplir ses charges fiscales aux Etats-Unis même pour les biens et les revenus qu'ils possèdent dans d'autres pays. Un autre exemple : pour les nouvelles entreprises, elles doivent être capables de fonctionner plus de deux années, et si par hasard il y aurait un échec d'investissement durant cette période, ce serait alors un désastre, car on perdra tout que ce soit argent placé ou profit. Avec les pertes financières subies, on perd en même temps le permis de séjour permanent et la « carte verte » de l'immigration investisseur disparaîtra pour devenir un rêve. »

Un expert en la matière rappelle que dans la plupart des cas, il faut faire la différence entre la réalisation des profits d'investissement et l'obtention de la « carte verte ». Pour certains projets, ils peuvent assurer l'obtention de celle-ci, mais ne pourraient garantir le remboursement ; tandis que pour certains autres projets, ils peuvent assurer la réalisation de profits considérables, alors que l'obtention de la « carte verte » pourrait traînasser. Par conséquent, pour ceux qui pensent immigrer en investissant, le problème n'est pas aussi simple qu'ils le pensent et ce ne sera pas en dépensant des centaines de mille de dollars américains, voire même des millions de dollars, pour faire l'acquisition de biens immobiliers ou bien pour construire des usines qu'ils pourraient réaliser leur rêve d'immigration. Ce n'est vraiment pas aussi simple, car l'investissement est seulement l'une des conditions requises. A l'heure actuelle où nombreux sont les pays occidentaux qui ne se sont pas encore débarrassés de l'ombre de la crise financière, ils ont effectivement un besoin pressant de fonds et de capitaux venus de l'étranger afin de pouvoir les utiliser au mieux pour faire sortir de l'impasse leur propre économie, mais cela n'est qu'une disposition de circonstance prise pour leur permettre de se tirer d'affaire et de sortir de l'embarras et une fois que la situation redevient normal, tout sera oublié et jeté aux orties. Un exemple : Face au taux de chômage élevé dû à la crise financière et économique, certains pays occidentaux pensent tout d'abord à prendre les immigrés étrangers comme cibles en leur infligeant des punitions exemplaires : restriction de l'immigration, diminution de l'assurance médicale et réduction du bien-être social à leur égard …… et il ne manque pas d'autres exemples sur cela et cette situation ne disparaîtra de sitôt.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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